-88 - sités frivoles. On esl ici loin du centre mondain de l'Exposilion, el nul l:i.p:i.ge. nulle dislr,.,clion profonc n'y ,·iendronl troubler le rc(,ucillement du \'isiteur, pAs plu~ d:1ns ks gaJeries coosncrécs auic. grapl1iqucs, photographies el documents du groupe de l'Economie sociale (mer\'eilleusement riche. pourtant !) ((Ile dans celles de !'Agriculture et de l'llorlfoulture, très fréquentées et adlllirées pnr les hommes de mélie.r; de !'Automobilisme et ile l'Avîalion, où nos producleUJ"s qui rurenl des prccurseurs cl demeurent des maitres n nvoient déposê, comme on dit. qu'une carie de \'isile, A ln lisière du territoire dn Pi11111clfo, loul près do celle expo~ilion-là, s'en élevait une encore, il laquelle et'IL pu s'n11pliquer la formule anglaise : last bu/ 1101 least; - Il) dernière, mois non la moindre. - t in de nos ingénieurs les plus éminents nous disait : • Les Travaux 1>ublics frnnçàls onl eu à Turin une exposition supérieure non seulement ù celle des étrangers, mais à tout ce <1ui :J\'ait ét~ ré:'llisé p:1r nous ju,- <tu'ici don& des expositions élto..ngères. Nous nous S(.)mtnes surpassés. Il s'est nulme produit chez nous que1<1uc chose d'unique : le ,lury international, en dehors des récom1>cnscs nccordées, a \'Olé à notre groupe des fé/icilalio11s I , Nous disons si souvenl en !'ronce du mnl de l'F.lnt, <JU'il est ugréoblc d'en pou\'oir dire. de temps en temps, mJ peu de bien. L'ExpMilion de Turin nous en aura fourni plusieurs octnsions mémorables, et les admirateurs du gl'ou1>c \'l n'oublie,·ont pas de 11uclle hrillontc foçon contribua il ce succ,\s ln présentnlion des mcn•eilleux modëles de l'Ecole des Ponts el Cbaussées (une collection unique nu monde), J>rNés pur l'ndministrnlion <les 'l'rn\'au, publies. El muinlenunt suJ)posons que, pour répondre pnr une politesse au juste hommage •1u'il 11ous est lrè> agréable <le lui adresser ici, l'Elnl a mis:\ noire disposillon, pour quelques minutes. le conot du ministère de ln ~forine. - le concurrent du cnnot Dces)tn~lle, Il bord duquel nous nvons déj:\ pnssê le 1>6... De nou,•eou, nous nvon~ gagné la rive gauche du fleuve et 11011s voiti lronsportés au sud-ouest du te,-ritoirc de !'Exposition. Ll' P>1l,1is de 111 \'illr dr 1'1wis Le pnlnis par lequel ln Ville rie Paris exallc ses formes les 1>lt1< t'l1oisie.• d'éléga,,ce se dresse nu débouché du pont rnonumcnlul, presque en (nec du palni~ des Pètes. C'est 1111 pavillon pus très ét~ndu, mnis const.-uil avec une alerte S\'cllesse de lignes duns un 1 1 1 - 8!) - style ,, baroque • très nllénué, que ne surçbt'.rgent pa~ les ~~lifs dfooratifs comme c'est le cns pour d'nulres t\chfices de I Exposition, <·onmte, par exemple, le grave palais qui lui foil face. Celle Exposition s'offre au visiteur avec une attraction de rartincn1enl \'éritnblemcnl parisienne et de splendeur x,·111• siècle. Un pétil perron donne accès à ln salle 1l'eolrèe : elle n'csl poi1ll X\'111· siècle, celle-là : clic csl moderne, très TCcente. mais elle a emprunté nu x,,111• siècle vaguement le style cl quelque chose d'encore plus subtil : ln llocssc du g<n)I. Le peintre Chéret n composé ces 1npisse1·ies de teintes ltlgèrement passées sur uo fond céleste : il a composé aussi les figures ((Ui décorent les dossier;, el les sièges des fnutcuils dormeuses. D'autres tapisserie,, d'un peintre moderne, Gobelins superbes de dessin, tHlmirnbles de coloris, occupent les pnr<>is de ln salle contiguij : un~ composition cl'cnsemble. qui occupe tout un punncuu, un ./ason, un Prométhée 1•nclud11é. Un Gobelin. dnns lo manière du xv111• siècle, figure la bataille de l'onlcnoy. Tant dans ln première que dans celte seconde salle, parmi ,l'nmples ,'itrines, sonl dispO$és dnns toute leur v:1riété les spécimens des nrislocrnliques porceluines de Sè,•res : slnlucllcs blnncbes comme des marbres polis. :.mphorc,. coupes et v:lSes richement historiés et ornés de figures. <·olo,·és de teintes intenses p,tr les reflets des mnl:ichitcs, des tul'quoiscs cl clc teintes adoucies pur des rellets diaplu1.nes, lunaires: tout :lulour d'un vase austèrement ,,nnsu se 1léroule Je ,·iv:111l cortège do la chasse do Oiitue. Puis deux salles ontheuliques rlu xv111• siêele: Pari~ :l cx.lrail de ses musées, !-ipéci:.1lcmcnt de 1·cux de \'er,nillc~ cl de C:1rnnvàlel, les éléments de décorntion el d'ameublement <le ces deux s:tlles: loul y est rigourcnscmcnt nulhenti<1ue. les 111cublcs cl les lnbleaux. le damas qui ,ecou,•re les nturaillo.s cl le plunchcr t(Ui recouvre le pa\'è, vermoulu d usë. les denlellcs et fo, lwodcrie~. el les é,·entails 'de soie peinte. ((Ili sont duns ln vitrine centrale el qui provi~nne_ol de ln C<>llcction rie )Jm Rignul. el celle gulcrie qu'cnhmre un balcon nu milieu de la muraille du rond cl 1rui :, été empruntée au clollrc de Sniot-Sulpice. Et d'autres salles c11core. tL\·cc d'autres c~1>o~ilions des Gobelins et cle Sèvres, uver des rollertion• numi,analiques. Les Sou\'erains, qui \'Onl arriver. sont attendus ici pnr l'omhas- :«•deur de Fr:rncc, ~r. nnrrère : ~I. Dcr,~llé. contmissairc général : ~I. Prnlon, consul gt.lnéral el commissaire générnl-ndjoint ; M)I. Jlellnn. pré,;ident du Conseil 11tUnicipal de Paris el prosidenl de ln Section française; Galli, président du Conseil i;6nérnl de lu
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