Rapport général de la section française

- 86d'füal l Or l'Etol, ici, s•cst abstenu d'exposer. Eut-il conscience que ~es poudres el ses allumelles ne sonl poinl produits dont il ail sujel de s'enorgueillir ? Poursuivons... Nous voici nrrh•és tout nu fond du pulais. " fncluslries du cuir cl <mires "• dit le calaloguc. C'esl•à-dire: honnerie, d1aussul'es, sellerie cl bourrellerie, valiserie et mar0<1uincric, càoul- ~houc... Une exposition qui amusait les yeux et qui senlnil bon Je 1·11ir neuf el l':1rlicle de voyage: où offiuèrent les curiosités féminines (l'élégance de la rhaussure n·es-1-ellc pas une rie celles ,\ quoi la remme attache, /1 cette !1eure, le JJlus de prix ?) : oi, les hommes de cheval vinrent constater, enJln, que la sellerie franç,llise est toujours ,\ !l'on rang, - le premier. En longeant le mu,· qui nous s~pnre de ln Belgique, nous nrrivons :'I l'outre ccilé du Palais : voici ln Cérami<1uc et lo \'errerio, détachées dé leur groupe, isolc!es en un coin $JH\cieu:r oit resplendissent leurs t:incieuses richesses. En vérité celle céramique ne s~ml>le-t-ellc poinl une annexe de Sèvres? Et nos admirables mntlrcs-verriers ne doivent-ils pas comme Jours confrère, du groupe de l'Ameuble1oeo1 el de ln Décoration mobilière- Nre félicités ,le s'être dépensés en de si élégants efforts sur un chomp de balailie où l'espoir de foire des affaires était nul (1'11:ilie n'est pas encore un marché très ouvert /1 nos industries de luxe) et où les sollicilnit unique111cnt ln pensée ,le se monlrrr - de fllù·e honneur au tlrnpeau ? CeHe observation, nu surplus, s'applic111e à d'autres groupes encore. Le l'rançnis a cette faiblesse (ou ce mérite): il nimc le succès pour lui-même, et les ,~cloires <JUi ne rnpporlcnt pas ne sont pas celles qu'il chérit le moins. Continuons de marcher vers la • sortie•· \:oici les jouets. l'artirle de Paris, les merveilleuses vitrines <le lu n,Joulerie cl de !'Orfèvrerie, dont les d1efs-cl'œune - il côté de ceux des lapissicrs - composcnl l'inégalable pnrure du hall central. Voici le salon de ln ~lusic1ue el celui 011 le ~finislèrc du Commerce a~1énagca de_façon lrès élégante la si i11struotive et pitloresquo cxpo• sillon des pouls cl mesures. Voic·i - délachLle de son groupe aussi - ln brillante classe de..s " Ouvrages du tailleur et de ln coulure • <lt côté du sompluou'< cliornma que nous llVOn~. en jouant des coudes. tr:l\'Crsé lout h l'heure): et voici la coquetlc el odorante Parfumerie, que la classillcalion italienne une dassificolion sons galanterie. - onnexail nux • incluslries chimiques •• et que lo logique fran- ~"isc a préféré ropprocher des salons résen•és aux grâces do la loi• lutte. • 1 1 11 - 81Qu'elle {,tail jolie, cette exposition de porfums, nvec ses ntenus salons d'encoignure, Joui blancs sous les ll'eillnges verts qui lo paraient d'une achiteclure de jardin ! Aussi bic_n cc fut le chnr~1c de cette exposition du pnlais frnnçais, que les n•uvres cl les prodmts n'y \laluce.nt pas seulentenl p~u- eux.mêmes, n1ais p!lr Jn ruçon ingénièuse et si joHmcnl fonlaisislc el intelligente dont, en cbuque classe, J'nrcl1itedure sul les présenler. A côté des salons de la Rélrospeclivc dont le sob,·c décor se ,ehnussail d'une jolie frise d'Appiani, les salons des industries tex· lilcs olTrnienl Je plus pittoresque aspect, avec 1e11;s colonnes carrtcs rie nu1rbre jnune b. clrnpile;rnx verts. eneuclJ·anl la claire grisaille des ,•ilrincs, el les frises de )lêlivel : toute l'bistoirn de la filnlure el du tissage évoquée en une pittoresque pléiade de femmes occupées, Sf)US les costumes les plu~ di,•ers. 1l produire J'étoffe, il l'apprêter, il ln teindre, 1l l'olTrir, à s'en parer... Les ch3piteaux cux-mèmes sont ici de$ ~ymboles : les outils du lisseur en composent l'nrchiteclurc légère, el c'est cbarnrnl\l. Cel nrl du ddcor intclligonl. el qui ex.celle I!. présenter grucicusemenl le, choses, on le rctrouvn,t au gnmd hall, parmi les vitrines en bois l'ouge rehaussé de cuivres : :aux Industries chimiques, où le style 1,:mJJire apporlnil son élégance sévère: aux lnduSl"r\es du euir. <1u·e11cnclr:lil nvec tunl clc gr:\ce l'omemenlnhon llellrie, en deux Lons, de leurs ,•ilrincs: il lu Oijouteric, où, dans le clécor de deux admirables tapisseries undenoes prêtées par )l. Paul Rou~. une Chasse d'Aubusson, et les Noces de f)nphni$ et Chlaè (Gobelins), Jn t<implirité, ln nudité voulue des frètes archileclures de bois ciro fnis:tienl ,,111oir, mieux que le cadre le rllus somplucnx, 111 splendeur, l'élégance prétieuse des riche,ses exposées : aux diora• mns de ln Couture cl de la ~Iode, où toute ln journée régoail l'obsçurilé propice nux éclairages savants... !.,(' Pilonet to Suivons mainlennnl le bord 1111 neuve : traversons deux [lalais: l'Allemagne, les l':lals-Unis: deux pavillons: le Sinm el lt1 Serbie; [Htis le parc des Amusements et spcdacles, et pénétrons dans l'im• mense cité bl:anrhc du J>ilonel/f>, <•i• l~s l[ulicns onl rassemblé, sur près de six hectares de con~lruclions el <le jardins, quelques-uns de Jeurs groupements intcrnalionnux les plus importants. Soyons $incèrés t Ce n'est pas de re côté nou plus <1ue s'empressent les curio-

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