Rapport général de la section française

-90Seine, hlarcadet et Goyet. représentant M. le :Ministre du Commerce ot M. le Sous-Secr1!lai1·e d'Ehlt des neaux-Arts: ~nr. Oudin, vice• président du Conseil municipal; Oaussel, président de ln Commis• sion des E1q1ositions à !'Hôtel de Ville; Mas,wrd el d'Andigné, secrélnires du Conseil munici1>nl: Masure, secrétuire général du Commis• snrint général: G.-Roger Sandoz, secrétaire géné1·al du Comité frunçais cles Expositions 11 !'Etranger ; Bourgeois, administrateur de Sènes; de Douvres, alloché nu Commis~uriut général. La cérémonie c~l rendue drnrmante, nvee un nllrail de gracieuseté et d.élégance. J)Rr un groupe de dames, entre autres : M"• Dervillé, 11'"' Pralon, f•mme du consul général; M•• Billecocq, M'"' Roger Bouvard. Lorsque, salués par une chaleureuse orntlon de la foule réunie sur le terre-plein, les Souverains arrivent, l'ambassadeur, J\f. 13ar• rèrc, et MJ\L Dcrvillé cl Bellan les reçoivent nu pied de l'escalier. Oons la première salle, M, 13nrrère prend ln parole pour saluer el ,~merder le Roi et la Reine; uprès lui, r,nrlenl M. Den'illé, commis- ;,aire générnl; M. Bellnn, nu nom du Conseil munkipal de Pnris. el M. Gnlli pour le Ci>nseil général de la Seine. Puis on accompagne les Souverains aulour des salles. Le Roi admire longuement ce palais, o,uvre de l'arcbilecle Roger Bouvnrd, et il porte spécialement son nttcntion sur les collections réunies pur it. Georges Cain, sur le superbe médaillier do ln Monnaie et sur les très beaux envois de nos Mnnufncl ures nalionnles, que lui détaille ~r. Bourgeois. t.es dumei; frnnçaiscs olîrent n la Reine un splendide bouquet rl'orchidêes roses el jaunes. attaché par un ru.ban aux couleurs lie ln Frànce. Les Souverains sortent du pavillon cl. toujour. accompagnés par les npplnudisscments de la Coule. ils s'acheminent le long du pont monumental. vers d'autres pavillons. L'exposition de la Vîlle de P:il'is ne fui pas seulement la plus rirhc, la plus variée. la plus copieusemeoL documentée des cxpQ· sillons municipales (les 192 numê-ros de son calaloguc suffiraient Il l'nlleslcr !), clic rut instructive nvee esprit: elle fut. en sn sévérité même. étonnamment parée d'agrémrnl. A côté <le 1-.,xposllion .si curieuse de ses archives - pi~ces admi• nistroliws de l'ancien régime, prêcieux dooumenls historiques dont le plus nncien (un acte de donation dè l'archevêque de Sens Il l'abbé de Saint.J)cnis) porte la dole de 1l 12 ! - 111 Ville nous présentait, en colleelion d'ou\'rages, en albums, en riches cl abondantes photo. graphies, en aqunrclles, en maquelles de la plu, jolie exéculioo, ' • 11 j l'inventaire el l'image de sa vie. Au nombre de ces maqu_ell_es. fureol surtout admirées celles des abnltoirs cl du Métropol,ta,o, - de petil.s chets-d'œuvrc. Plusieurs $eni~es Q\'nicnt ajouté II l'cxposili~n de l'image celle de l'objet : pnr exemple, le service du Lnbornto,re 11111nicipnl, celui de l'identité juùiciairc, où ligurent les étonnants in~lrumcnts ile trav11il de ~!. llcrtillon. C'élait l'exposition du matcricl qui serl à l'enseigncmcul des enfants aveugles ~c l'écol_e Brnille, c'élnil enfin celle des trnvnux manuels de nos écohers pari• siens. Paris 1>ossède quinze écoles professionnelles, - donl sept pour les garçons, buil pour les jeunes filles. - qui on! pour ~bjet de prêpnrcr des sujets d'élile à l'indlL<lrie el :lWl arts mdustr1els. Ln Municipolilé parisienne nvnit eu celte id<'e origirulle d'exposer à Turin. nu lieu ile tra~·nux épnrs el s:uis suite exêcutés pur ces ckolicrs. un salon dont la construction, ln décoration fixe el mobile serait leur œuvre, cntiè,·emcnl. Cc qui fut fail. En trois mois, trois rent cinquante pclils om-riers cl ouvrières cle P11ris, àgés de qua• lorze ù dix-huit nns, exéeut<'renl sous la dlrecliou de leurs prores• ,eurs cc difficile ouvrage. Les &,oies d.A1·t composërenL les mnquelles el les dessins. Les Nè\'es de l'école Uoule firent les boiseries. les meubles, les brontes el les topisserles; ceux des écoles Dorino el Diderot, le parquet et la serrurerie: ceux de l'école Germain-Pilon, 1,1 cheminée; récole Bernard-Palissy et les sept &:oies de jeunes lilles fournirent :,u snlon !urinais des broderies, des rideaux el toute sa dècoralion. jus<1u'a1LX vases dons lesquels Curent pic1uécs des lieurs artiJlcielles. - ouvrages des lillcltcs d'une de ces écoles. Il con,·cnait que sur la table de ce salon pussent être feuilletés <ruelques nlburus d'images... Aux jeunes gens de l'Ecole Eslienue incomba lo tAchc de composer cel album, de l'imprimer. de le brocher, de l'b.a• hiller d'une reliure somptueuse... Les salles du rez-de-chaussée, où ligurnil ('Ctte exposition si co(licnse el si diverse, s'ouvraient sur le plus nwissnnt jardin qu'on pùt imaginer : jnrdin p,~risien... cl ver• ~nillnis : parisien par l'exc1ui~e parure Oornle dont ~l. Vacherol l'avait orné: ver!;aillnis, par Je décor qui en marquuil ln limite, en face du pn"illon : l'exèdre clressé, son• le~ fcuillngcs, au-dessus de ~on miroir d'eau fleuri de nénuphars, el qui se.mblnil un morceau de 'frionon posé sous le ciel d.Italie.

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