Rapport général de la section française

• • c11mplels de la Section française. 1/ardtilede, le décorateur, l'industl'Îcl ont associé et combin.é là Jeurs cfforls et leurs rffcts si ingé11ieusem,·nl, que chacun y devient, en <1uelque façon, le collabora leur el l'auxiliaire du voisin. Ces expos:tnls ont compri~ que ln décorntion mobilière e~I un ensemble hnrmonieux :', la perfection duquel contribue chacune des pnrlies qui le composent, si chacune d'elles c~t à sa pince et tient celle place comme il con1•ie1\l qu'elle ln lienne. A ce point de vue, la ,·eslitulion du s:11011 de 1'1161el de lo l\égence de. la rue des Bons-Enfnnls fui, en 111ême lelllJlS <JU'une œu\'rc du gont exquis. ln JllUs instructive et spirituelle manirc,tnlion de soli• dnrilé induslricllc qu'on p.U souhaiter. A,•ançon~ wr~ lu droite. Voici l'exposition très belle des Arts graphi'!IICS <1ui cul, entre autres mërilcs, celui d'ètrc prêle ét mise en Jllnce une des premières - la première peul-être·? - Nou, rctrou"erons ailleurs, dans le parc du \'alenlino, lïmporlant outil· Jnge mécunit1uc <JUe ces " arls comportent : nous les relrouvcrous cr cc • palais du Journal • qui rut une des :11ln1clio11s de !'Exposition lurinnise et qui est de~tiné, dit.on. 1) lui sun~ivrc. De~ marhines 1 J,• ,·:i.te ~alon des arls grnphi<JU~s nous en offre quelques-unes... rnnis elles sont de formes minuscules, en corton, el ces découpages ingénieux composent une suite de dionunns-joujoux, où la foule s'arr<lte. Elle y trou"e ln pclile l~çon de d1oses . 1111'cllc aime. Des dioramas ! Bn "oici quu nous 11'nbordero11~ <JU'nu pri,, dt:3 plus grands efforts: car ici, c'est la cohue. Parmi les lumières, dans un cadre d'élégnnoe somptueuse, les chefs-d'œu\'re de lo 1uodc fémi• njne s'offrent à nous. Ah ! ces dioraruns de la roulure ! Que dr convoitises onl allumées, nu cœur dch femmes, le~ gnices d<! leur~ princesses de circ, de ces mnnncquins prestigieux dont les c!paulcs el les lnilles éllllaicnt sous nos yeux les inventions les J>lus imprévncs, les plu, troublronles séductions, ce <thic parisien sans le(Juel Jes Am<lricrues ne sauraient plus ,•ivre ! Toul de même quittons ln cohue el regardons autour de nous d'autres men·eilles : les vilrincs Olt se tlêploient les richesses des expositions de coulure et de tissus, les splendeurs de ln soierie lyonnni~e cl de celle de Paris. Quaire suions ront orcupts au cenlre du palais pnr celle exposition, don! on pourrait dil'c que l'éclat et le succès furent inégales, si lù-bos, au Pilonello, l'exposition des soieries iloliennes el notanunenl Jo eollcclion des fnbrit'nnts de Côme n'a,•nienl olforl aux ,1~iteurs un SJlCCluclc très digne vruimcnl cl'ollrc, en plnsiem·s pnrlics imporlanlcs. compon! ù relui doot nous-mên,es réjouissions leurs yeu:t. 't'ra,·ersons le bttll ,·entr:il. 1:admiroblc exposilion d'oi, nous sortons est continuée de ce côté Jl:11' les quatre salons des " lnduslries rie l'hnhillement et clc la loilellc » . Encore un groupe oû les curiosités ,1tn11enl; encore un diornnia - ,•chù de t:1 Mode 1 - oit sé\'il l'forascmenl tous les jours el, les dimanches, l\1sphyxie ! Le salon des Fourrnres cl celui des Dentelles précèdent ce diorama. Deux: salons d'art, 11ourrnil-on dire. Que l'industrie dentellière rranç~ise soit un sujet d'émer\•cilJen,enl pour tes am:1leurs- honmtcs ou femme:. - d'élégance cl de bN1uté, cela n'est point pour surprendre, et voil:) cle longues 31\Jlées <JUC nos industriels nous procurent cc régal-là. Les succès du foucrçur sont de dnle plus rt\ecnlc. (Ah ! cc dionunn llôvillon. où, dnns les décor.,, de la Roseraie de l'Rny cl du lac de Côme, la fourrure pnrisie,rne déployait le luxe délicieux de ses créations d'hier... et de 1tcmain !) Il n'y n guère qu'une dizaine d'années ,,uc s'est transformée l'hcz nous l'industrie de ln fourrure, et q·u'on l'a \'ne passer du domaine • classique • il celui de la r:mlaisie. Elle y triomphe, ~ t·elle heure, et le salon Olt resplendiss:iienl, à Turin, ses opulents rhefs•d'n•u,·rc ful un de ceux oit tes maris voyaient a\'CC le plus d'in<Juiéludc s'ullnrdcr kurs femn1es I Faisons le tour du lluli où s'alignent les l'ilrines élégantes des • :tctessoires de \'ètcmenl , cl Mplorons de n'être ai chimistes, ni phttrmaricns, ni Mgorlslcs, ni dislillnleur,i d'nolhracile, ui versés clans 1!1 technologie des corps gras, des malièl'cs colorantes, des explosif$ et des cng1·,1iS; d'ignorer l'art de li<Juéfier les gaz cl de produire le c:ioutehuuc ! J)éplot·ons c111'11ux spécialistes seuls soit réscn·ée ln sutisfttclion cl'apprécicr à ,a valeur une exposilion dont nous ne pùmcs, ;,rofoncs, admirer que la belle ordonnance, l'asp~•·I d'élégante et hautaine sévcrilt, 111nb dont IM hommes de ml'liel' étrangers ou rrantais - turent unanimes à Jouer. en mèmc temps <111c la parfaite tenue, l'e:tcep• l,onnel intérêt seicnlifi<JUC. On \'Ît ligul'Cr en ce groupe, !1 côté d'in• duslricls consiclérable~ cl clont le~ noms sont p:trmi les plu~ glorieux ,le notre industrie nnlionnlc. uoe élilc de s,waall~ qui. soit individuel· l,•m,rnl, soit en collnhoration a\'CC la Sociétê l'11i111iquc de France 011 l'ln~lilul de chimie appliquée de l'llnivcrsil<' de l'aris, JJrésentnicnt 1/1 leur$ produit,,, l'heureux fruit de lrn\'nux personnels, de dêcou• ,·rrles profilnblcs ù ln science. El l'on vil lriomJ>hcr à ooté d'eux les indust.rics mnrscill:tiscs des corps gros el notre J>roduclion plu1r111nrculiq11e tout entière. llne rcmnr<1ue nmusnotc: dans co groupe des industries chimiques figurent les nllumclles et les poudres. Produils •

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==