son réveil économi((ue comme elle avrtit eu, prlcéderurne.ut. son II risor• gimcnto • national et par le développement qu'elle a donné sons nos yeux l1 son agriculture. à .son industrie..•. i\ ses trnvaux puhlics, ù lion cornmerct, clic n r>rouvè qu'elle pouvnit occur><'r, dans les temp., ,001lerncs, ln pince <1u'ellc nvoil tenue jadis dans l'Europe du moyen ù11c et se rnnb'\'r parmi les gr,indcs notions qui prospèrent par tes nrt. de la 1>nix. ~OtLi ,a"ons, ~{ess1eurs, qu'il toutes vos 1>ré0<",cupa1ion!\ politic1uh cl morole.s vous avez toujoun lié celle du développement d(•.s n,rts industriels et des dis<;iplincs agricoles et nous savons encore que ceux d'entre les V()tl'~s qui ont ~té. les 1>lus grM1<ls p3rn)j lt.s hommes du gou\'e.rnemc.n1. Ici (,avour, avaient début~ d;rns ta vie publique par ces fortes préoccu• potions économi1J11eS qul sont la marque de l'homme d'Etat moderne. Pour notre port, nous Frnnçnis, nous sommes ve.nus d:(IU!S votrt pny& e,·ec Acrtô el nvuc joie pour ln deuxième rois un moins de dix ans. soucieux. dt confronter loyalèmtnl ,.-t frntern~lle.mcnt le~ produits d1.• nolrl' effort national, le.; produits de notre induitric française, :wtc <:eux dc- \'Olrè belle indu~trie itnJiennc tl de toutes les grondes industries du monde. Sons oublier nos origines c-l nos 1,rcmi~res leçons cl snni; ric-n iJ,Cnorer clc· l<>ut et.· que nous devons nux outrest nous cspé..rtms pouvoir donnc-r rnison à teux de nos industriels et de nos artisans qui prnst•nt qu'iJs ont trouvé depuis trois siêelcs une rormc vériloblement rr~nçaise, ndnptt<c nux ttl'orts industriels et nux dill'h('ntes productions- de ln \rie IX!onomiqm.'", Toul ce 11ue, 1>nr l• souci du sl~•le, de ln (orme, le dcslr do soigner te détnlt, de pcrreclîooncr les proeêclés primillrs, romme pnr le génie d<• l'invention, nous m·ons réussi :\ r:tirr~ nous- prenons plaisir_, une fois encore, en Jlnlic comme ~ltl(•urs, d1· le soumoth·c nu Jugement imp>rli:il de l'opiniQn Nrnnuè,·e. Pour nnm, ~,voir :i1d\:, thlns ret l4T()r-l. nOU!> dP,·on~ une ret·nnm1isMlnct• particulièrê aux. org:rnisateurs de votre Ex.p(\~ition :uo:queJs il con"ic-nt <Punir dons une mème pensée de grntitudc lous ces :irdcnt, pionniers <1ui, h la 1,•tc de notre Comité fronçais. ont été leur~ cnltn• l>ornleurs. Sons vouloir !es Cnumêrcr tous, qu'il me soit pe-rmis. nu nom tlu Gou• vcrncment de ln République, de dire 1\ M. Frola, président du r.omit• Rénérnl, :'I M\1. 'l'omnso Villa et Biancl1i, prêsitlenl Cl vice.président dn Comité exl-cutir de !'Exposition de Turin, ,\ notre Commissaire gi'nérnt français, M. Stéphane l)cn·illi·, ù M. Bellnn, 1·eçu hlèr pn1· la municipnlilé de Turin, au double litre de Prksidenl du Conseil municipnl de lo Ville de Pnris cl de Pr~sidcnt du Comité 1l'org11nlsation <Je ln Section rnrnçaise, ;\ M. le sénateur Dupont, 11résitlent du Comité rrnnçnis de~ Expositions /i l"Etr~\ngt•r, i, tou~ no~ cx1>ost111h et nrchiH•cte~, coznbjc.n nt:)U\ :ulmirc.11h le• heureux rfsnllulo obtenus grûce h leur ;ictivilé, persundês ,1ne tou.< ecux qui vbiteront l'l~xposUion en f."lllJ)Ortcront un souvenir clurnble. Une rois tncos·o. il faut dire bautcmrut toute ln pnrt qui rt',~ient ctrins: ecs résultsts, non stulemcnt nux C-Xf)OsanL, oux..rn~nle..4i, mois encore nux h·nvAilleurs modestes et dévoués qui, dans l• préporntion de !'Exposition ::u.·lucllc, ont été lettrs collnborntcurs anonymes ou lointnit1s. Ce spectacle im1>ressionnnnt qui se dêroulo sous nos scux. nous Je, ' 1 t 1 1 1 ,: devons, en effet, à 1•etrort de toute unt immense cullccth•itc'.- qu'il convient d'associer dans l'hommage rendu i, l'élal•lllajor de• org.1nisnlcul'•. Messieurs, en passnnt tes Alpe~, nul l'rançais ne peut oublier, c1 moins encore un re1m!srntnnl du Gouvernement, quelle; sont h l'heure présente lu circ.on.s:t:rncts que 1·nppeHe \'Otre E.xposilion el l:l grande eonm1êm•'- r11tion que \'Ous faite< aujourd'hui dt• dl•buts dé ,·olre .11.ennissoncc ontio• nn!t ~ lnqucJJe 1a t•·run('l• - cllè s•en SOU\'ic-nt loujours - m•ait (rater.. nellemt•nt :.1ssocil• ~a diplomatie cl ses armes. En lra\'ersunl IL• chn.mp de celte T~xposition oû s'élè,•c11t aujourd1luti les pnlnis les plus horrnonieux, nous nous rn.ppclons <1uc c'1.~st içi même que i.e rapp1•1>èhèrcnt. au début de ta c:unpagne, les camps de,, troupe~ fr:mçniscs et if~11icnocs: et le loinhün des sou,·tnirs, qui o clTnce pour tous le stnlimcnl des animosiht.s dr cette grnnde lutle., ne laisse rt\·h-re duns notre- esprit que l'image des deux !iœurs latines. ~imultanémC'nl drcs~ sêe.s et unies dnns: un même t'l:111 de lem· ..-œur. 1h·uri.•u;\ d'une rêrèmonie qui me 11ei-met c1•é,·oqu<"r cc~ ,;;ouvcnirs, pntrinioin1: commun des dtu.x nations, je vou~ 1>rië, monsieur le ~liuish't\ tt cher Collègue, nu nom tlu Gciuvcrnemcnl de ln République, d'offrir JlleS hommage, ro,pcctueux 11 ,·otre Jllustrc souverain cl i> S. M. la Beine, S. li. te Roi d'llalie n pu se convaincre. lors de ln \'isitc 11u'il a raite en 1003 ;\ M. le P,·r.'>idcnt de la République, des •yrnputhics p,•ofondrs c111·(!\'C:illt•nt dnns lu notion fran(tùse l'amilii• qu'il \'CUt bien 1(•1noig11cr i1 notre pnys et sa haute cl noble sollicitude pou,· tous les problèmes de t:1 ,•Ir socioJc 1oodcrne. Je déclare ou1•ertc ln Section rrnnç,.i;e de t'Expo,ltion de Turin. Ces deux discours. trè< atlcnlh•emcnl l-coutés par ln Princesse, et cordialement applaudis, sont suivis de deux nlloculions élo- •rucnlcs de ~r. le sénnleur Froln, président du Comité général, el du )finislre ilnlien, dont les paroles sont saluées de br(l\'OS ch"leurcu~. L:1 l'rincesse s'est le\'ée, cl le cortège officiel penctrc après elle d11ns le snlon de ln l\élrospecli\'e. Il y c,l reçu pnr ~I. Georges Cain, l'organisateur de cel :11.lmirnblc et si pilloresque musée, el ses d,'"oués coUabor~leurs, )1. ,fcan Robiquet el le comte Allard du Cholet. La llélro~pcclh·e r,omprcncl, oulre les sou\'cnirs di,s cnmpogncs d'llolie, l'hislofrc. racontée par l'imnge cl le document, des rapports de la Frnncc avec ln ~lnison de Sa,·oic. Pelile•fllle du roi .TérOmc et de \'ictor-Emmnnuol, 13 Princesse Lretitia voyait s'évoqucr el re,·i\.,-e en ce musée ln double histoire de sn race : on comprend quel plaisir cl quelle émotion elle put l'Csscnlir ,\ le ,~sitcr. Le cortège, en <111iltant la llélro~peclive, traverse, respectueuse• ment salu6 par le~ exposants, les soties centrales oit plusieurs ,·itrines retiennent son allcnlion. cl près desquelles -~ont iustnllécs •
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