Rapport général de la section française

- 56 - Jcs expositions si remiu·quables du mhüstère du Commerce cl de l'loduslrie, el gagne la sortie. La Princesse est accompagnée par lé ~linistrc. le Coornlissairc générnl el les représenl:11\ls du Comilc franç.ois, à qui elle dit, en quelques mots ninmblcs, lïm1>ression de joie <\mue <1u'elle cm1>orte de celle visite. Elle allait la poursui\Tc, quand nrri\'e ln nouvelle du lerribl<, accident d'aéroplane d'lssy-les-Moulinenux cl de la mort du minis• Ire de l:i Guerre. it. Be1·leaux. )1. ~lassé dfoide nlors que la fèlc d'innuguralion de\'ra être, en signe de deuil. considérée comme lcrmiute. Les drapenui.. du palais el des pavillon, fran~ais sont mis en lierne cl M, ~fossé. nprès ,woir révondu aux cordiales 1)llrolcs de condolénnces que lui adresse la Princesse, quillt- l'E:xposition. Le dernier dûjeuner offert par ln :-Junicipnlilc! turinaise - au hulTcl de l:i gare, :l\·nnl le cléparl du lroin spécial t1ui dc,•:1il ramener ù. Paris le )linislrc, le Commissaire générnl cl ses amis rut don,· un dcljeuner mêloncolique, oit un assez i:rand nombre d'invil<'s s\11nienl nbstcnus de pnrallre. Le comte Rossi, syndic de Turin, o,·nil ordonné true les Oeurs fussent enle,·ëes des lnblcs cl les drapeaux décrochés des murs. Et il y avait quelque chose de i;enlil, clc louchant dans l'empressement silc11rieux :wcc lc,1,1el on ,•il les garç<>nS rhargos du ~ervke faire disparnllre preslemcnl, uu rur el ù mesure (lue les ph1h étuienl apporlès, les minuscules drapeaux fran~nis cl italiéns donl on les avail piqués il ln cuisine... El le eomle Rossi pril ln parole. A demi-voix, $.'lns gcslcs en une allocution d<'licicusc il lnc1uclle ~I. Charles Legrand sut r~pondre n,•cc une P"rfnilc justesse de sentiments el de mol$ - le syndic cle Turin dil son émotion prnrondc. Quel<Jues applaudissements discrels nvnicot salué le clêbul de son discours. Il le,·a la main : • N'opvl:1utlissez pas, dit-il, je vnus prie. Celle heure de séparation esl lrisle, cl nous devons nou, ~éparer tristement. " Le syndic Rossi csl. à l'ordi11:1ire, un oruleur abondant, éclutant cl donl ln verve entraine: il parlait d'une voix toute changée, les yeux pleins de larmes. Nous n'oublierons p~~ celle 11n de fête, dont la lri~lesse même cul je ne sois quoi de noble et de doux. Les paroles du Syndic de Turin, el surloul l'accent dont elles furenl dites, nous onl fail sentir ce qu'il y eut de faclicc cl de mensonger en t'ertains ant:1gonismes, et cc qu'il y a de naturel, de nl't·essnire, dnns l':nnilié d'un pays qui ne peut pas ne. p:is aimer le ncîlre el que nous ne pouvons pas ne p:1s aime,·. " • ' 1 1 CHAPITRE IV L'Italie Les Sections Etrangères SOMMAIRE Èxposition itnlirnnC", _ J..u J)n1cds ~lrJUl~tn: Sl~i~se, Ju1,on, - Chlue. _ Ver.se. - Tur<aui<'. - Am"r1C1ue 1.Almc-. - Htpubl!que • n • ·1 J)•l.,lquc - Allc.•maguc, - ElatS•l ni~. .. \tgrnltuc. - »rt.-'°11 . - ,. . ,, • S b . s·nm _ 1,·runde-Rrl'tngnl·. - Rouie. - llongrJe. - cr ,c.- 1 . , •

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