Rapport général de la section française

- ,Ui - organisées :\ l'occasion de l'urnugurnlion de ln Section française de l"f:xposilion tle Turin. 1~1 situalion considéra.bic que ,·ous oecupei au Porlcmcnt, l'nuloritt c1uc vous nvcz su y ncqnérir, VO$ quotités de travnillcur .inratignble. d'orn• leur i:lo<1uent cl (-coulé c1ui, depui$ long1emps dêj~. vous rlêsignoienl pour un portefeume qu'il n'eitl tenu qu'à vous d'accepter plus t6t, nutant que le itlèpnrlemcal à la tète duquel VQUS etes r,lacu, nous rendent ce choix particulièrement ngrfablc. Les rclnliQns é<;onomiqucs entre ln J'rnncc et l'ltnlic sont si .!trolles et si cordiales c1uc rien n'est 1>lus noturel que de pl~ccr une mnnireslalion comme ccllu-ci •ous le 1>4lronnge de deux mini.sires qui, dans l'un cl l'autre pnys, pr1!$lde.nt aux dcstinéc...ç du commerce et de l'industrie. Comment. d'nilt~urs, ces re..1:-.Lion~ pourr:aient•C:ltes Q\10ir un ca1·octère diffèrent, nlors que les dctL< 1>~uples sont unis par lant d"otllnil~• et par Lant tl-O liens communs 7 Comme ,·ous, nous somrucs )es Ris rcconnaissnnts de ln Home antique. C'est la pensée de ses 1,hilosophcs et de ses juristes. c'est ln vigueur clc ses poètes, le génie de ses o,rtistes qui, peu Il peu, ont formé le goùt el foçonné l'esprit frnnçnis. Vous nvez, tout i'1 l'hcm·e, monsieur le .\Unis1re et cher colJèguc, évoqué des souvenirs plus ri-cents on faisant allusion nux grnnds évènements dont vous ci:Jébrcz aujourd'hui l'nnniversairt~ et qui, il y n c.inquonte nos, ont pcnnis aux uri.nées piémontâiscs et fr:tnçais-0.s de frntcrniscr dnn~ les cmnpS;. Ces souvenir~ qu'ici, en ltalit•, vou~ conservez piCU$cmcnt, de l'autre cùtè des Alpes, soyei-cn persuadés, on ne les a pns oubliés non plus, aujouT1rl1ul comnie hier, l'Italie reste ln nntion sœur. Mais si, il y a cinqunatc ans, c'est sur les champs de bato.illc el tes nrmo~ à la main que l~s deu:< J'~euplcs ont rrnternis-é, vous a,•cz ,·oulo que l'annivc-rsnire de ~•s grands é,1énements flit céll-brê t>nr une de ces manircstatjons qui offrent aux regards du monde le spe<:tacle admirnblc tlc cc que peut un grand 1>nys p.rospê(anl par ln po)x. Anlilhèse pleine d'enseigoenicnts d<>nl on 1)e peut s'em1,êcher d'çlre frappé lorsqu'on pnt'court la superbe Expo.dti<Hl que. ,·ous nous con,1ic-z à odmirer, qui s'étage sur les <lcux rh•cs du Pô, dans ce cndrc exquis du Vnlcntino. sous votre bc:iu ciel d"1ta1ie, d'ordinatrc si pur el qui semble ne s'ètrc. ecs jours-ci, quelque peu obscurci <1ue pnr coquettcrii:, t,H>Ur ne pns nous mire lrop regretter le ciel parisien. Je \IOudrnis. Mes~icurs, dire à tous les organisateurs de cette Exposition, h M. le stontcur l'rola, 11 M. le sênntcur Tomm~o Villa, à )1. Bianchi. ;, ~l. le sénntcur Rossi, syndic ùc Turjn, l',u\miration proronde et sincè<-e qu1: nous é1>rouvons pour l'œ11v1·0 si belle à laquelle ils ont ronsacrê leurs efforts et qu'ils on menée à bien. Permclle-,~moi nussj de oéserver une pnrl d'<'loges pour ~tM. les Commissitircs gênêrnux ètrnn.gcrs qu.i ont rivalise d'ncli,•ité et de goût pour prMenler sous l'aspect le J>lus sai,issant tout cc <jul csl de nature il nous do11ner une nautc idée de J:i rn1iss:1nce éeonomiquc de leur 1i,1ys, Vous trou\'erez m\lu1·cl, ~fessieurs, que. le minislrc du Commerce français ticnn; il :,dresser des rélicilalions pnrtlculièt·es à cc,,x qui, dnni 1 1 ' 1 1 1 - .i,j - c.clle grunde mnnifos-tnliQn, représentent tout spécioJe.rncnt lo Fronce : û ll. Sté1>hnnc l)cr\•illé, notre Commissaire génêral, à tous ceux, organisfltcurs ou exposants, qui ont éle ses collnhornteurs actlrs cl dé\"ou~s. Le C?uvcrntment de la République, en vous ehnrgeant, Monsieur le Commissaire gé.néraJ, du soin d'organiser lu s~ction française_, !>avnit qu'il nv pOu\'nit fnin- un 1:tlus Jumre.ux choix. Si pour tous le:. l~rançn.is eu1ti"és, l"lto.Hc est une sceondt• polric, clle l'êst 1>nrticuHèrcmcnt pour \'OUS qui, ehn,1uc onnéc, l'Cllll'L passe,· sous son beau ciel les rares instants de liberté <1nc \'Ous 1:tissent vos nombre.uses occupations. Pilr les 1·clntions que vous Y possooei, pnr lt•s hauics ronelions que ,•ou, remplissez, pnr ln part :ttU\'e que \'OU.S a\lez prlso à d'nutre..s mnoifestaUons du même gon.re, autant que pur l'nffabililè de ,·otre caractère. c1ui vous fait des amis dtt ceux qui vous nJ:>1>rochent el \'Ous connn.lssen11 \'OUS deviez réussit· dnus l'entreprise délicate qui vous était coo.fiêe. Vous nvc-, eu la bonne fortune ù'(ilre admlrnblemcnl secondé par un conunissofre gênér:ll adjoint, )1. Prnlon, dont tous nos compatriotes ont pu. dc11uis qu'il est ~ Turin, nppr~ci~r les quolités el am1uel nos comp:t• triotcs 11c sont pas les seul$, d'ailleurs, /, rendre honn11ng1•, porce qu"il est un >do ces t1gcnts qui estiment que le meilleur moyen de bien servir Jn Proncc !, l'êtrnogcr c'esl de comme.ncer 1>ar ln foire :1ime.r. Vous nvie,. !\go.lemcnl le concours u,ivoué tlc M. Je sénnleur Dupont, aux côtés duquel se b·ouvc group/,c celle pl)nlnnge imposante d'hommes, comme notre ami Bellon. président du Comih'.• cl'org~nis.alion, comme ~t. de Pellerin de L'1touchc, mon nmi el <:ollègue ~tnnaut, M. Roger Sando1., .sccr6tnire général du Comité Cronçr\Îs des Expositions à !"Etranger, president de la Commission d'ctudcs cl Rapporteur gênérnl de hl Seclioo fronçnlsc. Ce Comité, .\lessieurs, devnit, ici, ,•ous üider à remporter de nou,·oaux. suecès, cnr le Comih", jusqu'ici, n'n j11mnis connu que le succès. Je vènx nussi féliciter 1>:trtieulièrcment no:;. :,rthtes nationaux qui out cntrcpri-. et ment', !1 bjeu une teU\'l'C dlrileilc. C'est un coin de. Ja .r·rance <111'lls OJII tr:U1$))urt~ sur le.< bords du Pô. Cc sont ,rn, 111onumonts le, plus 1>111•foJls, ceux <rue les êlrangers viennent visiter nvee le plu, tle pl11isir, 1>nree qu'ils sont les modèlts de sirnpliejté, d'art et tlo bon gol\t qu'ils ont ~difié-s doa.s 1o V11Jentinn. Nous y re.trOU\'OOS t'uème, gr:lcc t\ la Ville do Poris tt i, ,t. Georges Cnin, qucJqul's coins exquis t.lcs \'ieux hôtels de notre cnpitnlc.. Comme cm le disnil tout A l'heure, le seul rcgrel que l'on eprouve: en \'Oy:ml ç-,s gl'acieusc$ constructions., c.•cst de penser qu'elles n'nur()nl, :,oul> votre beau ciel, qu·unc C.xistc:ncc éphémère. Nous nvOU:5,. du moin,, pour dissiper Cèt ennui, l'c:.poir t1u·ct1L•s vous inh-pireronl, Me-.ssicur!, le désir d~ J!'s revoir et tJUO ,,ou~ voudrvz bit.'n nous l'L'ndrc-. sur le$ bords de ln Scû1c. la ,1isité que .nous ,•ous toisons aujourt11!,ui. Enfin. jo remercie et je fèliCill" nos co.nm1c.rçants et nQs indusll'Jel!. tt•avoir pris à cette mrrnifttNlation une pnrl si impnrlnntc. Je snis que de.main nous n~nurons. en 1>nrcouront ln Section françn.isc, qu'une idée impu-rfnhe de cc que scrn dans quclqur,s .scmnil)e.s notre JixposHion. c,• n'est 1>As, en elfd, le jour de son innugurolion que l'on prut tulmirer dons le détail une Exposilion. Mnls il est possible, du moins~ de se;. rendre

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