Rapport général de la section française

-8Cnr fa compagne de 1859 ne fui pas seulement un acte de libêration politique. elle fui le commencemcnl d'un extraordinaire essor économl(JUC cl social de l'Italie. L'ltnlie, à la veille de devenir 1·oyaume, comptait vingt-cinq millions d'habilanls. Elle en complè trente-six millions OJljourd'hui: au total, plus de quaranle millions ,le sujets, si l'on ajoute à l'elîeclH de ses hnbitants celui des émigrants grâce Il qui, cllaquc année, un peu d'Italie ,·a se mêler aux Amériqucs. Turin ne pouvait pas ne pas participer b ce progrès. En clnquanlc an~ su population a presque doublé. Elle est de qunlre cent mille àmes. Ce n'est pas toul. Autour de celle popuhllion plus nombreuse, plus lo.borieuse, !)lus ambitieuse, plu$ riche, des nations étrangères allaient être invitées il se grouper. En même temps qu'elle célébrnil le cinquantième anniversaire de son avènement à la condition de grMnde puissance, l'fl:1lic se trouvait donc en présence de <levoil's nouveaux :) remplir. Elle êlait, !\ 'l'urin, une mn1lresse de maison donl le trnin de vio est devenu plus lourd, don! les oblignlions mondaine~ se sont accrues el ù qui ne suffisent plus, pour ,. recevoir •, ses s~lons d'autrerois. 'Les réceptions de 188-1- et de 1898 s'étaient données sur les trente hectares du pnrc \'alenlino. Mois c'était bien de lrcnle hectares qu'il s'agissait à présent, on en réclamnil plus de cent ! On les trouva autour du \'alcnlino : cl ainsi s'est improvisé - pour l:1 surprise el l'enébantemenl de tous les yeux - le plus ravissant décor d'exposition dont aucune capitale, hormis ln nôtre, ni! jamais donné le spectacle à ses visiteurs. Trois ingénieurs Curent chnrgés par la Commission oxdcuth•e d'en dessiner d'abord le 11lnn général. C'étaient ,\01. l'ônoglio, Stefano ~lolli, qui fui à Turin, en 1898, l'arcbiteclc de l'exposilio11 de l'Art sncré, el le comte Sah•adori de WiesenholT. le très dlsi-ingué melleur en scène de la section italienne 11 notre C::x_posilion 1900. Leur 1>Jan ful d'une ndmirable simplicité : il comprenoit. sur les deux rives du Pô, tout l'espace comprts. du nord nu sud, cnlr~ Je. pont Humbert I" (l'entrée principnle de l'cx1>0Sition) et les fnubonrgs qu'on voil commencer immédinlement au del/\ de lu Cinla Do.ziarin, et de l'est à l'ouest, tout le lerritoi1·e que limite le cours Massimo d'Azello sur ln rive gnucbe du lleuve, el, sur la rive droile, la route ontionnle de llfoncalieri. Sur les cent vingt hectares ninsi assurés 11 l'exposition, lrenlecinq sllnient être couverts. -9Le reste, c'élnient le neuve, les roules, .les Jardins : une folte de verdure el d'enu, sous le ciel d'll11lic. Les préliminaires furent étudiés dans les réunions auxquelles prirent part: ln Commission exécutive Lurinaise, dirigée par le sénateur minislre d'Etat, M. Tommaso Villn. ancien commissaire général d'Italie 11 Paris, en 1900: ~1. Oinnchi, vice-président, el M. le sénnteur Ros~i, muire de Turin, el ln Corumission d'études frunçnise composée de ~IM. G.-Roger Sandoz, 11résidcnl. Uellnn, Hetzel. Jeunseime, Masure, Eslicu. de ~lonlurnal, d'aceord a,·ec noire 11mbns- :,ndeur, li. l3nrn\r<,, el noire consul générlll, M. Proton. d'ilccord 11ussi a,·cr nos Ministères du Commerce el des Alîaires étrnngères, :\ssislée de ~IM. Onudouin-Uugnct et ~Ja.r®dct, directeur et chef du bureau des Exposilions nu ~linislère du Commerce. Celte Com• n>ission ~·était mise en rapport, dès 1907, n,·ec la Commission exécu1 ,vc turinr,.isc. Les dcu:,;. couvcnlions de 11108 et 1009. passées enlre ~rM. \'llln cl Bianchi d'une pnrl. ~Dl. le s,:nalcnr Emile Dupont et G.,J\ogcr Sandoz de l'nutrc. :1Ssurèrcnt à la Fronce et ln. préséance sur le~ autres notion, el le plus v:,sle des grands pnluis étrangers. Co,wculions Une première convention ful signée le 21 décembre 1908 entre ln Commission exéculivu de J'F,xposilion, représenl<\c par son pn\- sident, le sénnteur Villt1, cl le Comilù rr:,nçnis de.~ Expositions à l'Elrangcr, représenté par ,on président, le sénateur Emile Dupont, et M. G.-Roger Snndoi, 1>rêsidenl de la Commfasion française d'études. Elle rés<:rva, comme d'usage, l'orgnnisalion de la Section française au Comité frnuçais des E:1.posilio11s à l'Elrnnger, élaul con- ,,enu, suh•nnl l'article 2 de ses statuls, qu'él:111I éltlblisscn1ent reconnu d'ulilil~ l)ublique. les avantages c1ui lui son! consentis re,·icndrnienl de droit au Gouverncm,•nl frnnçais s'il p:irlicipc ortl- • eiellcmcnl li l'exposition. Par suile, ln dote de préséance du cher de ln Seclion fmnçaise est assurée à partir de ce jour, ç'esl-:\-dire l:i premièi-e pl:>cc sur les nulres commissaires génér:iux, sur les nulres nulions, pour le chef français. Les pnl11i• 13. 14, lô du plan provisoire son! nlors réservés l> ln France, mois n1pprocluh du châtenu d'enu ce11lràl. Le Comité français des Expositions à l'Elrnnger les prend ferine à celle dnle.

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