Rapport général de la section française

-1301\tos c•um Coiu.usSAti\v, otsHR.At., Vous venei du. µronon<·er pour le Comité français det Expositions à l'El:angcr cl pour le Cornil~ cl'orgnuisation de !'Exposition de Turin, de mcmc que 11our lOIL'! nos exposauts, des p,rolcs nimnbles auxquelles lu triple qualité que Je puis revcndlqutr ici mo fnil un devoir de répondre. En l'espècè. ce dc~olr "" ehange en un véritable pl~lsir. En clfet, j'ai rcmnrquè qu'il 01on<1uat1 un toa•t h la théorie longue di•jd de ceux <;(Il< ,•oo< uons avez proposé de porter ~'\1('C , 1ous et j"usernl simplement de mon droit à lo. porole pour demander à mon tour nux cx.posaots de- rl-p~rer un Qubli peul-ètrè volontaire c1 boire à Ja suntl! d'un être <rui nous esl cher. Bientôt. n<>us niions nssistcr à l'~pothéosc de }'Exposition de Turin. Cl je voudrais_. raisant un retour en arrière~ revh•re a,,cc vous tous: Jes prfncipnlc~ )>hases traversées. les plus rudes C:tnpes parcourues. l,a prés~ncc !I cc bàn<1uct de nQ$ amis du Comité exécutif iL1Ji.cn me fnit souvtnir tf~ noire prernièrc visite dnn$ cette ville. alor~ <rue ln Commission d'études du Comité françaiS, •ou, la prl-sidence de Roger Sand<>z, ouvrier de la première h~re. était réuni~ autour d"une grand<- table recom·ti·te d'un tapis "ert el que 1!\, pendant des demi-journées cntièns, nous disouUons avec nos cher.s omis Villa, Rianehi. Or.si e.t tou,:; Jeur-$ coll~gues,. po~r aboutir au oontrnt que le Comité rr,anç.3.is remit r>Jus tard au Gonumssrurc générol, repré,.,,ntant officiel de lo Réilublique rrunçoise Il !'Exposition de Turin. c•~1n;1 la 1,rcmière <'tape. Mais Je veu~ l'orllrmer ici blen hr,ut: durnnt <ees quelques années pendont lcsque!llcs nous s:ommts entrés en rcl:1tion$ d'runHiê nv~ nos frèr~s de Turin, quels qu'nicnt éll• la chuleur dè la dlscu~sion et le µoids des mtcrêLS engagés, d:1ns toutes nos réunions prèsldrucnt in courtoiillc cl ln •lncérité les plus absolues: c'est ainsi que nous o\'ons flnl pnr nous mieux connaître et nous nùcux nimer. Nous a\'ons muintennnt les uns pou,· 1~ oulres 111 plus vive el la plus profonde estime : et nos rapports se contanuf1·nnt n1>rès fa rlt>ture .Je l 'l~x1>osilion pnr une étreinte Crater• néllr que rien ne «1uro jamais all'aiblir. Puu, plus tard, ce fui le rlccrct du Gouvernement de la République qui, rompant nvcc le! ptlssi-, brisant la tradition, vous nommuit Couuuiss;1jrc: ~1!néral et ,,ous donnait non seulement le contrôle de l"organisntrnn laissée babltucllement h une eommissio11 émannnt du Comité rrançai.s, m..nis c.ncorc lu direction nième de cette orgnniso.tion. Ce dl-crèl r:lisait do \'Ous. mon eher Commissuire génèral, 1>crmettex-moi tette ox1>rc$sion trh•lolc, • le pntron • de ln Se<"tion frnnçaisc à t#Ex.position dt Turin. Quelle surprise cc Merci rut pnur le• membres du Comile trru,çais qui composent ln ,,~jllanle armée de nos exposants à l'élrMger I Cette surprise durn J)Cu ; chncuo comprit que Je G()uvcrnement, en ngissant n.insi, :tvnil voulu quf! vous imprimiez à notre Sf'ction française ,,otrc carnclèrc propre. Et cûors, flvcc une discipline ttdmtri.btc. taisant preuve d'un patriO• 1 - 131 - Usmt éclairé tous se rangère.M derdèrc vous, l1uitcrnt en cc.lo re 1>auvre malheureux i,résidcnL, votre vieil ami lleHun, qui donnait 1:e.~~mple d~ J'cffucement, dt l'nbnégntion. ~l rentrnil dans le r:rng nu milieu de ses. collègues du Comité tronçais, les indust.-iels qui vous. font ho11nc~ir aujourd'hui. Tous suh•ircnt votre sillage pkins d'cntbou_$13..Sn1e. de JOt~, de flertl: même, car, ovc,ç Wl labe>ureur tel que vous. ln moisson J1e pouvait mnnq,1cr d'être o.bondnnte. . , Chocun ayant nu ç(J'ur le désir de bien fuirè, de ser\qr 11 1élra~gc_r 1es b1terèts économiques de .son pays, dè faire œu,·re. de bon ..Franç.a1s, a1 y eut entre les tollnbornteurs du Commissoire gê?é.rul _el les ;ollabor~- lcun. du prhidenl du Comité d"orgonisnlion une si <•trolle alll,mce,' qu il 6tnil bien dillleilc au plus avise d• savoir si Pr.alon, ,i Mnsurc, si ~ 0 ~- ~i Oelnunoy,Belleville. éh1icnt plut6l que Tnuon, Vinant, Brach et. r1u,- n~rd, les coHnboruteurs 'du Com,mis.saire gC.nér,a1 que ceux du Présulent. Et, nu moment précis ()i'l je porlc do collubo1·ntcurs, une silh_otacltc, celle d'un homme sympathique entre tons. se dresse de~nnt moi. Ah l telui-lù esl bien Gaulois el la rnoo lrant,llise le di~putoro1l ,1prcment si l'on tontàil de le lui enlever. Il a toute la gaieté et la bontê du go,:roche 1 ,n.1'i~icn, tour à tour ~enliment,û ou !:èeptiqac, i1 t'est nvec ln note Ju~te ; c\•st IL' tr:-wamt-ur le r,lus nclrnrné que j'aie jamais çonnu. c'~st l'adnunhlraleur le plus expert, c'est l'nmi le plus sùr et le plus dévoue: e.n un mot, ce collaborateur précieux, e'csl Pellerin de 1• Touche. Puis ·vinrent lïn11uguration. lo. ,·isite de J.curs ;\tajc:sté~ nu Pn,•illon de ln \'illc de Paris <iui s'est mi.se en rrnis pour leur pl:ur~ et. ~nfln, les r~CCJ)lions de ln nmnicipnlitê que pré:..id<' avc-e t.nnl de_ d•~tlnchon mon frère d'ormes R<>s.~i. auq,u•I n1'att11cbC"nt les liens dune afl'echon saos cesse accrue. • MP.SOA)fES, M&..,SIJ!:t!H.S, JI est un ,•îcux pro,1 erbe français: • Ois.1111oi tJui tu hontes et je te dirni qui tu l'S. • S'il m'itnit permh de lt plagil'~ en. le modiflnnl quelque, 1 ,cu, je me tournerai:. \'rrs notrr cher Comm1ss.t11re général ~l je lui tien:lrnis tèc lnngoge : .. Ols-moi <1ucHe est ton œuvre et Je te dirai que.l est Ion c:ort1ctl!re.. • N:t: \'Ons rnpiwlnis-jr pas en c.fTet, 11 y a quelcrucs instants, comment nOlh :wil)ns coru1>ris que le Gou,·c1·nctnrnt. en lui donn:lnl tous les pou- ,·oirs et t(lutc- l'autorité. O.\'Uil m-$rqué son dCsir nette.me.nt urrNl.t de voir 1., s,,clivn frnnçolsc de l'ti,posilion cle Tnrin ~rendre ln ph)ISionomle de relui '1uJ en nvnil i'i 1P rC'lis el fa dirc-ctlon et le contrc)lc? Eh bien, il surrlrail, pour ,voir un portrait ressemblllut de notre Comrnbsain.~ ginéral, de pénétrer dnn~ Jes nl-8gnifiqucs pnlnis de 111 Section frnnç.nise, qui con~liluc son cru,·rc inuuédiote, et nous y respirerions une ntmosphèrc et nous y vivrions dans ,me ambiance fnitc de ses pr◊prcs <(Ulllltés. Nous trou,1erion:s que pour oser une telle chose- il faut un grand coUt·uge, que pour ln mene.r- à bien il fnut de ln pcrSë\'ér::mce., qu'en toute cil·constance s'im11ose beuucoup dè doigté, d'amablllt<l, de souplesse, disons de diplomnlie, el qu'il esl réellomrnl nn arti,tc, cclui-1:\ qui a su doaner

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