I' I' I A TURIN EN 191 r. 5 3 Les Souverains s'avancent, à pas lents, traversa�t le pont, où une place d'honneur a été faite aux chemises rouges des Garibaldiens, & s'arrÈtent devant le Chiteau d'eau. C'est la fin de la promenade officielle, - de la promenade qui consacre l'ouverture de l'Exposition. Puis, les présentations ont lieu. Notte ambassadeur, M. Barrère, doyen du Corps diplomatique, présente au Roi les membres des ambassades & des légations étrangères; puis les commissaires généraux étrangers. Le Commissaire général du Gouvernement français est présenté le premier, en vertu du droit de préséance accordé, dans les Expositions, à la puissance étrangère dont l'adhésibn a été la première reçue. Ces présentations ne durent qu'un ternps très court. De nouveau, le pont monumental est traversé, & le cortège royal revient, parmi les acclamations, aux voitures qui l'attendent. On regagne le palais, d'où les Souverains sortiront de nouveau, au début de l'après-midi, pour venir applaudir, à la Salle des FÈtes, la cantate inaugurale du maestro Bolzoni. Retour au palais. Réception en audience particulière des mernbres du Corps diplomatique & des commissaires généraux étrangers. Le soir. . . représentation de gala au Théitre royal ! Dure journée, � la fin de laquelle le roi Viéèor-Emmanuel III, qui est un philosophe, eù.t pu s'appliquer le mot charmant tl'un hurnoriste de chez nous : «La vie serait belle, quelquefois, s'il n'y avait pas les plaisirs ! »
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