LES FRANçAIS au Palais des Fetes, l'ovation populaire, l'artillerie & les musiques déchai'nées. Il est dix heures. Les voici ! ... Le Roi & la Reine ont pris place au centre de la haute estrade, som p tueusement Reurie. Le Roi porte l'uniforme de géneral d'infanterie. Les loges & l'orchestre sont bondés. Au premier rang, le corps diplomatique, les commissaires généraux, les représentants du Comité général & de la Commission exécutive; les délégations. Cinq discours. Les orateurs sont les sénateurs Frola, Villa, Rossi; le Syndic de Rome; le Ministre du Commerce. On les écoute avec joie; on les applaudit avec frénésie. C'est que l'événement que célèbrent leurs paroles est quelque chose de bien plus considérable qu'une ouverture d'Exposition : c'est le souvenir impérissable, - & le plus cher de tous à des cceurs italiens - des aétes, des exploits qui fuent l'Italie une, l'Italie forte; les noms qu'on prononce sont ceux de Mazzini, de Garibaldi, de Cavour, & ces noms-là, un bon Piémontais ne peut les entendre proférer sans battre des mains, frapper des pieds, hurler quelque cri d'enthousiasme... La Salle des Fetes occupe, au bord & au centre du Valentino, le point culminant du territoire de l'Exposition. En sortant du Palais par la porte d'honneur, on descend au Reuve, & l'on a devant soi l'éclatant décor - rien que des blancheurs sous le ciel bleu I - du pont monumental, du Ch�teau d'eau qui le termine, & des deux palais de France & d'Allemagne où s'encadrent ses cascades. La ligne droite que suivra le cortège royal pour se rendre au Ch�teau d'eau est marquée par un double alignement d'uniformes derrière lesquels s'agite, applaudit, rit & crie la foule joyeuse. Pl. XXI. ..., e o P-< u H
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