LES FRANçAIS était très allemand; cela donnait une impression de solidité fìère, d'équilibre pesant, d'esthétique bien disciplinée. Cela imposait. Et comme la SeB:ion allemande était là tout entière, elle avait pu sur ce seul point concentrer tout son effort. Nous admirions. Et des Bruxellois nous disaient : «Qge vous étes nai:fs, & prompts à douter de vous-mémes ! Il est vrai; vous n'avez pas ici, comme l'Allemagne, votre palais, la construB:ion unique, importante & «voyante» dont tout le monde sait le chemin, parce qu'elle fait sur les plans une belle tache... Mais vous avez une autre façon de nous intéresser, de nous instruire, &, en somme, de triompher : vota ttespartottt. Vous vous disséminez. Vos industries, vos arts, se mélent aux n8tres; votre horticulture sert à l'embellissement de nos jardins. Vous étes la parure éparse de nos cent heB:ares d'Exposition, & l'on ne peut pas ne pas penser à vous tout le temps : partout où s'offrent aux yeux une noble vision d'art, un joli speB:acle d'élégance & de gotit, une leçon d'industrie ingénieusement présentée, on est sur de rencontrer votre enseigne & vos couleur ...» Ce fut là aussi, certainement, l'une des causes du succès triomphal remporté par nos exposants à Turin. Non seulement la participation française y fut d'une exceptionnelle qualité (le palmarès en devait fournir d'éclatantes preuves! ), mais elle eut cette chance de pouvoir, gr1ce aux successives conquétes de terrain si patiemment & ingénieusement réalisées par son Comrnissaire général, se manifester dans toutes les parties de l'Exposition. La France, à Turin, n'était pas seulement de tous les participants l'un des plus importants par la valeur & la qualité des ceuvres, des produits exposés, & le plus important par l'étendue des surfaces couvertes; f PI. XVIII. Roger Bouvard. . 'Pavillon de la Ville de Paris.
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