Les Francais A Turin en 1911

18 LES FRANçAIS LES ITALIENS ET NOUS. LES DERNIÈRES NÉGOCIATIONS. Aussitot nommé, & après qu'il eut rédigé son Règlement général, ]e nouveau Commissaire général allair à Turin prendre contaB: avec notre consul & les autorités italiennes. Le décret qui venait de faire de notre consul nommé commissaire général adjoint, le premier collab�rateur de M. Stéphane Dervillé, était la juste consécration des titres que, depuis deux ans déjà, sous le controle aB:if de notre ambassadeur, M. Eugene Pralon s'était créés à l'estime reconnaissante du Gouvernement français. Ce Commissaire général adjoint allait aider son chefà poursuivre & menerà bie� l'ceuvre c��­ mencée. Mais pour cela la bonne volonte des autontes italiennes était nécessaire aussi. M. Stéphane Dervi1lé eut tot fait de la conquérir. Il avait retrouvé à Rome, au Comité général, il retrouvaità Turin, dans la Commission exécutive, des amis dont il avait éprouvé les sentiments cordiaux à l'Exposition de Milan; & à coté d'eux, des homrnes que sa connaissance des choses de l'Italie & ses sentiments «franco-italiens» allaient vite séduire. En quelques semaines, il était devenu, à Turin, l'un des auxiliaires les plus écoutés, l'aflocié que tous s'ingéniaient à contenter. Car ce que M. De : ­ villé demandait, il le demandait pour la France; mais les Turinais cornprenaient très bien que ce que M. Dervillé demandait pour nous, il y avait intérÈt pour eux- " ' ' 1 1 • d" memes a ce qu on e u1 accor at... À TURIN EN r91r. On se rappelle ce qu'avaient été !es conventions signées par le Comité français : elles nous garantissaient l'occupatton d'un des emplacements les plus beaux de l'Exposition : celui du grand palais situé sous le Chateau d'eau à l'une des extrémirés dL1 pont monumental, en face d'u� autre grand palais que devait occuper l'Allemagne. Ce palais, par sa situation & ses dimensions, 'offrait comme le point de concentration le plus commode de nos « industries diverses »; mais il avait l'inconvénient de n'Ètre desservi ni par les forces motrices ni par les voies ferrées de l'E � position; � il n'était, e _ n outre, ni assez vaste, ni peut-etre assez solide pour servir de logement à ce qu'on appelle les industries pondéreu es. (Il avait été construit par nos amis turinais un peu hativement, sur pilotis, & au moyen de matériauxnous permettront-ils de le rappeler sans amertume? - dont l'imparfaite résistance nécessita à plusieurs reprise l'intervention de nos propres architeB:es.) Heureusement, sur les deux rives du Po, avaient été édifié par la Commission exécutive, & dans de parfaites conditions de sécurité, des palais internationaux où les indu trie pondéreuses des exposapts de tous pays - Chemins de fer, Automobilisme, Electricité, N!éta1lurgie, Travaux publics - allaient trouver, en �Ème te�ps que les spacieux logements dont elles avaient be�orn, les foyers d'énergie motrice indispensable _à plus1eu:s d'entre elles. Sur tous ces pomts furent rap1dement re ­ servé à la SeB:ion française les avantageux emplacements que son Commissaire général réc1amait. Il arriva;t bie � quelquefois, i! arrivai\ mÈme souvent qu: MM. Stephane Derville & Eugene Pralon deman�;u�nt un p �u plus qu'on ne pouvait leur accorder. .. C etait leur role de ]e demander, c'était le droit des concurrent de se 2.

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