A TURIN EN I91 I. pénérration qui unit les nations-sa:urs? Fin lettré, grand arnateur d'art, notre Commissaire général n'incarnait-il pas upérieurement aux yeux des Italiens le charme & la force de ce génie latìn en qui s'unissent si naturellement ramour de l'aéHon & le gout du reve? Ajoutez à cela la upreme condition d'inRuence: je veux dire l'évidence du sentiment de désintéressement personnel dans lequel une si lourde t�che avait été acceptée. Les Italiens avaient très bien senti cela, & ce fut là, en effet, l'une des causes qui semblèrent déterminer, dès qu'il fut que tion de le déléguer à Turìn, le consentement de M. Stéphane Dervillé. Il était agréable à M. Dervillé de se sentir très amicalement attendu dans un pays qu'il aime, & gue peu de Français connaissent au i bien que lui. Il plaisait également à son patriotisme d'aller entreprendre chez nos amis une besogne qui pouvait etre utile au pays; & enfìn n'est-il pas possible ( c'est une simple supposition que fìt en févrien910, à part oi, plus d'un ami du nouveau Commissaire général), n'est-il pas possible qu'à ces divers sentiments un ecrer mouvement de très légitime orgueil professionnel e soir melé? Qg'au moment où il s'agissait de confìer à un Fr:rnçais considérable par ses titres, sa situation & son autorité personnelle, l'honneur de représenter officiellement notre pay à l'étranger, le choi.,-y_ du Gouvernement se ffi.t fìxé d'abord, & avec une sorte d'empre ement cordial, sur le «patron)) d'une des plus puissantes de nos compagnies de chemìns de fer, & gu'ainsi ffi.t rendu à la corporation tout entière, en la personne d'un de ses grands chefs, le plus honorable, le plus Hatteur des hommages, ce n'était fas pour déplaire a M. Stéphane Dervillé, qui est, en meme temps qu'un patriote, un homme d'esprit.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==