Les Francais A Turin en 1911

À TURIN EN 1911. çaise à Turin, c'est adresser encore un très beau compliment à la Seét:ion italienne que de conscater qu'elle y égala numériquement la notre. Elle n'y brilla point que numériquement. Elle fut savante, amusante, riche & variée; elle donna de beaux exemples, & de toutes sortes; & sur ee territoire de cent vingt heB:ares on la trouva, elle aussi, répandue un peu partout... Dès l'entrée, dressé parmi les massifs & les platesbandes d'un jardin, c'était le brillant palais des Arts industriels, avec ses dépendances : la «Ville moderne)) & la Ville de Turin, - deux fort belles expositions de génie civil, d'hygiène & d'édilité. De l'autre coté de l'avenue centrale, e'était une des plus ravissantes attraét:ions de l'Exposition : la Mode, présentée en dioramas d'une étonnante ingéniosité, à la fois spirituels & somptueux, - le Musée Grévin de toutes les élégances; plus l9in, au delà du chiteau du Valentino, l'amusant Village alpin, avec son presbytère, sa chapelle, ses maisons de bois & sa vieille fontaine, sa mairie; & puis, dominant la perspeét:ive du pont monumental & du Chiteau d'eau, l'imposante Salle des Ffaes, ceinte du bandeau de ses frises éclatantes, & au seuil de laquelle les expositions ii;aliennes de la Musique, de la Photographie, des Ecoles, déployaient leurs richesses. C'était, tout près de là, l'ancienne annexe du Valentino, devenue Pavillon de la Marine; une très belle exposition, de très grand air, où s'alignaient, à coté des- cànons géants, les modèles d'autres colosses : les navires de guerre dont la Rotte italienne s'énorgueillit. Plus loin, au centre mÈme de l'Exposition, - adossé, cl'un coté, à l' Angleterre &, de l'autre, à la Galerie des machines en aét:ion, - e'était • le palais du Journal, construit en matériaux assez

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==