Les Francais A Turin en 1911

166 LES FRANçAIS solides, celui-là, pour survivre à l'Exposition de 19n. Les expositions italiennes de bijouterie & d'orfèvrerie en occupaient les galeries supérieures, en meme temps qu'y voisinaient avec ceux d'autres pays, dans l'immense & bruyant rez-de-chaussée, les arts graphiques & les machines à imprimer de l'Italie. En face du palais du Journal -l'un de ceux où la foule affiuait le plus joyeusement, car la foule est toujours friande de bruit, d'images, de «machines qui marchent>> &� de papier distribué pottr rien - les Monopoles de l'Etat italien dressaient leur coquet pavillon. Le tabac, lui, ne s'y donnait pas pour rien, non plus que le sel; du moins y voyait-on comment s'extrait le sel, & comment la feuille de tabac se cultive. Et c'était enfìn, tout près du fleuve, au centre de la partie de pare réservée aux «amusements populair�s», un petit palais encore : celui de la Province de Turin. Ces constructions, toutes blanches, évoquaient presque toutes un meme moment du passé artistique·de l'Italie; elles faisaient revivre aux bords du P� ce style piémontais du xvme siècle, aux ceuvres duquel les Italiens associent avec fìerté les noms des artistes à qui en sont dus l'invention & le développement, aux Castellomonte, aux Lanfranchi, aux Guarini, aux Juvara... Et l'on retrouvait tout au moins le souvenir & des bribes de ce style aux façades des grands palais intemationaux où i'Italie avait logé, comme nous, les expositions que n'abritaient point de� édifìces particuliers : sur la rive gauche, le Palais de l'EleB:ricité (la participation des Italiens était, là, fort brillante), le Palais des Travaux publics & de la Métallurgie, le Palais des Chemins de fer; sur la rive droite, en6.n, le monumental assemblage des édifìces du Pilondto où l'Italie nous montrait ses expoPl. LXX. V ·e V 8 ·e o.. 6 tj. V ""O V ....:i

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