Les Francais A Turin en 1911

LES FRANçAIS position intelligente, ttttle, sévère, que comporte la nature de sa produétion. Elle n'a point cherché à plaire ni à étonner : elle a dressé devant nos yeux, avec une méthode parfaite, une merveilleuse abondance de renseignements, une ingéniosité commerciale saisissante, le tableau de ses richesses naturelles, c'est-à-dire de sa puissance véritable. La plupart des expositions furent, à Turin, plus amusantes que la sienne. Aucune n'instruisit davantage, & n'instruisit mieux. Et le Brésil ! Pour construire, aménager & parer les trois palais dont les domes cl'or rouge resplendissaient au-dessus du Reuve, le Brésil dépensa, dit-on, six millions. Son exposition était une des plus luxueuses qu'on ptJ.t irnaginer ! Outre les échantillons de ses prodigieuses richesses naturelles, le Brésil avait envoyé à Turin les produits de ses industries toutes neuves, & les essais de ses artistes ... un peu neufs aussi. �el speétacle édifiant, & comme il est amusant à contempler l'effort de ces jeunes industries brésiliennes, de ce jeune art brésilien ! Il s'épanouit avec une sorte d'ingéniosité vaillante. Il a les nai:vetés, la gaucherie de tous les efforts jeunes. Il en a l'audace aussi; & n'est-ce pas très joli, vraiment, qu'à coté de ses cafés, de ses tabacs, de ses bois, de ses papillons merveilleux, de ses gemmes magnifiques, le Brésil ait pu exposer à Turin, fort honorablement, des vÈtements, des chaussures, des harnachements, des pianos à queue... & que San Paolo soit devenu exposant de meubles en Italie? & que Minas Geraes ait pu nous présenter, pas bien loin du diorama français de la Couture, une vitrine de mannequins à l'instar de Paris? L'industrie & l'art du Vieux monde peuvent critiquer tout cela. Peu importe. De tels commencements sont des promesses. V-- Pl. LXV. Palais de l'Allemagne. Le Salon d'honneur du Palais allemand.

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