Les Francais A Turin en 1911

• A TURI EN 1911. interdit par de solides planchettes clouées contre les partes : Chitao .' Et à coté de cette pancarte, une antre ajoutait ironiquement la défense de fumer : Vetato di fùmare ! Il était charrnant, sous sa coupole polygonale aplatie, ce petit pavillon ture rose & blanc, sur les murailles duquel les moucharabies de bois clair dessinaient leurs fìns découpages en ogive. Mai la guerre éclatait au moment mÈme où s'ouvrait l'Expo ition. Dans le pare du Valentino, les Italiens faisaient la Turquie prisonnière; & le petit pavillon demeurait là cinq mois debout, silencieux & ligotté -Chit1so .'-- parrni le tapage de la fÈte ... Ouvrons de nouveau notre plan, &, de gauche à droite, suivons la direéèion du Reuve. C'e t d'abord, sur la rive droite & tout au nord, le groupe imposant des palais sud-américains : l'Argentine, « l'Amérique latine», où se troyvaient assemblées les expositions de l'Uruguay, de l'Equateur, du Pérou, de Saint-Dorningue, du Vénézuéla, & du Brésil. Un peu mÈlée, sans doute, cette exposition de l'Amérique latine, mais si intéressaute par la variété, l'intelligence, la hardiesse de certains efforts rencontrés ! Les écoles publiques d'Uruguay, notam11tent, présentaient un des ensembles le plus ins�ruéèif� qu'il y eù.t à Turin. A coté de l'Amérique latine, - & comme adossée à la perspeéHve du Couvent des Capucin , juché làhaut, au faìte du décor, - l'Argentine; l'Argentine, dont les bceufs frigorilìés fìrent rÈver les mangeurs de viande ! A Turin, comme à Roubaix, quelques semaines auparavant ( & peut-Ètre mieux encore qu'à Roubaix), l'Argentine sut faire, en son vaste palais d'architeéèure claire & simple, & dédaigneuse de vaines parures, l'ex-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==