Les Francais A Turin en 1911

114 LES FRA çAIS sont occupés au centre du, _Palais par cett � expositi ? n dont on pourrait dire que 1 eclat, & le _ s :1 cces fure �t �négalés, si là-bas, au Pilonetto, 1 expos1t10n de � so1er1es italiennes & notamment la colleél:ion des fabncants �e Come n' avaient offert aux vìsiteurs u� sp eél:acle tres digne vrairnent d'etre, en plusie � rs parr : _es 1 _ m r ortantes _ , cornparé à celui dont nous-mernes reJomss10ns lsurs yeux. bl .. Traverson le hall central. L'admira e exposwon ' d " ' 1 d'ou nous sortons est continuee e ce cote par es quatte salons de «Industries � e l'habil � e°:1e �t & de la toilette». Encore un groupe ou les cunos1tes a�ue;1 � ; d• 1 • de la Mode' - ou sev1t encore un 1orarna -ce u1 . • , l' écrasement tous les jours &, les d1manches, 1 asphyxie ! Le salon des Fourrures & cel�i des Dent � lles précèdent ce diorama. Deux salons d art, pourrait-on dire. . . �e !'industrie dentellière française so1t un suJet d' émerveillement pour les amateur� -ho �es ?u fernmes _ d'élégance & de beaute, cela n est pomt pour surprendre & voilà de longues années que nos industriels nous' procurent ce régal-là. Les succès du fourreur sont de date plus récente. (Ah! ce �iorarna Révillon, où, dans les décors de la R0 er�e de� Hay & du lac de Come, la Fourrure parisienne deployait �e luxe délicieux de ses créations d'hier... & de demain ! ) Il , / , e n'y a guère qu'une dizaine d annees que s est tr�nsro ; - mée chez nous !'industrie de la fourrure, & qu on 1 a vue passer du domaine «classique» à celui de la f an_­ taisie. Elle y triomphe, à cette heure, & 1� salon ou resplendis aient, à Turin, ses ? pulent chefs-d cc 1;- vre �� t un de ceux où les maris voyaient avec le plus d rngute , ­ tude s'attarder leurs femmes ! Faisons le tour du hall ou " À TURIN EN 1911. 1r5 s' alignent les vitrines élégante des «accessoires de vÉte­ �ent », _& _dép!orons � e :i '�tre ni chi,mistes, ni pharmac1 , ens, 111 fngonstes, 111 d1st1llateur d anthracite, ni verses dans la t. echnologie des corps gra , des rnatières col� ran �es, des explosifs & des engrais; d'ignorer l'art de lique.fì er les gaz & de produire le caoutchouc ! Déplo�ons �u'au �. sp� cialistes seuls soit réservée la satisfaél:1 � n d apprec1er a sa valeur une expo ition dont nou ne purnes, profanes, admirer que la belle ordonnance l'aspeél: d'élégante & hautaine sévérité, mais dont le� hom1?1 es �e,métier - " étrangers ou françai -furent �narurn � s a lo �er, , e � me� e �emps que la parfaite tenue, 1 except1 0 , nn �l �t :. ret. sc1 � nt1fìque. C?n vit figurer en ce groupe, a cote d mdustnels considerables & dont les noms sont parmi les plus glorieux de notre industrie nationale ? �me élite de savants qui, soit individuellement, so1t en , coll � boration avec la Société chimique de �r� nce ou_ l Inss1tut �e Ch , imie appliquée de l'Unive � s1te de Pans, presentaient la lmrs produit , l'heureux fr u1t de travaux personnels, de découvertes profitables à la science. Et l' on vit triompher à còté d'eux les industries marsei _ llaises des co :ps gras & notre produél:ion pharmaceutique tout entiere. Une remarque amusame: dans ce groupe des\.industries chimigyes figurent Ies allumettes & les poudre . Produits d'Etat ! Or l'État ici, s' est abstenu d'expo er. Eut-il coriscience que se' p_oud � es & s � s allumettes ne sont point produits dont il ait suJet de s enorgueillir? Poursuivons ... Nous voici arrivés tout au fond du P � lais. , cc �ndustries � u cuir, & atttres » dit le catalogue. C est-a-d1re: tannene, chaussures, sellerie & bourreller � e _ , valis � rie & � ar oquinerie, caoutchouc ... Une expos1t10n qui amusa1t les yeux & qui sentait bon le cuir 8.

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