À TURIN EN 191r. 113 de la Régence de la rue des Bons-Enfants fut, en me11;1e temp qu'une ceuvre de gout exquis, la plus instruét:ive & spirituelle manifestation de solidarité industrielle qu'on put souhaiter. Avançons vers la droite. Voici l'exposition très belle des Arts graphiques qui eut, entre autres mérites, celui d'etre prete & mise en place une des premières - la première peut-etre? - Nous retrouverons ailleurs, dans le Pare du Valentino, l'important outillage mécanique que ces «arts» comportent; nous les retrouverons en ce ccPalais du Journal» qui fut une des attraéì:ions de l'Exposition turinaise, & qui est destiné, dit-on, à lui survivre. Des machines, le vaste salon des Arts graphiques nous en offre quelques-unes... mais elles sont de formes minuscules, en carton, & ces découpages ingénieux composent une suite de dioramas-joujoux, où la foule s'arrete. Elle y trouve la petite «leçon de choses)) qu'elle a1me. Des dioramas! En voici que nous n'aborderons qu'au prix des plus grands efforts; car ici, c'est la cohue. Parmi les lumières, dans un cadre cl'élégance somptueuse, les chefs-d'ceuvre de la mode féminine s'offrent à nous. Ah! ces dioramas de la Couture! Ol!.e de convoitises ont allumées, a� cceur des femmes, les gdces de leurs princesses de cire, de ces mannequins prestigieux dont les épaules & les tailles étalaient sous nos yeux les inventions les plus imprévues, les plus troublantes séduéì:ions, ce chic parisien sans lequel les Amériques ne sauraient plus vivre! Tout de meme quittons la cohue & regardons autour de nous d'autres merveilles : les vitrines où se déploient les richesses des expositions de couture & de tissus, les splendeurs de la soierie lyonnaise & de celle de Paris. Ol!.atre salons 8
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