Les Francais A Turin en 1911

A_ TURIN ?,N 191r. 93 f�me. D'habiles magiciens transformèrent en un bijou géant, aux émaux sertis de métal, l'éclatant modèle de la Légion: d'honneur placé au sommet de la coupole, •& une aureole de lumière aux couleurs françaises modela de bleu, de blanc & de rouge les fìgures de Piron, autour de la somptueuse croix. Puis vinrent se placer dans les niches les quatre grenadiers moulés sur les.meilleures fìgures du charmant Are de Triomphe de Percier & Fontaine. Le Commissaire général avait eu l'idée de ces statues, & ce fut un gros succès, ces quatre grognards, imper onnels symboles des armées napoléoniennes, l'arme au pied, montant leur dernière garde de'\'"ant les eflìgies des maréchaux & des généraux illustres qui les avaient conduits à la viét:oire aux campagnes d'Italie... Mais la date de l'inauguration approchait plus vite que la fìn des travaux. La fìèvre .6.t des prodiges. Pendant que Noel Bouton marouRait dans la vofite les huit grandes toiles décoratives qu'il avait peintes à Paris, Léothaud (qui avait exécucé dans son ensemble le Salon d'honneur & sa sculpture décorative) passait les nuits entre Paris & Turin, rapportant à chaque voyage les socles,. les vases, les stèles, les bustes qui devaient compléter�l'�uvre. Piron parachevait les fi.gures, enlevant un pan au manteau de prntre du Président Grévy pour l'ajuster aux épaules de M. Thiers, haussant l'un, baissant l'autre, nivelant le tout à une aimable égalité. Il .6.t rnieux. Le Commissaire général ayant choisi sur le catalogue du Musée du Louvre les bustes cl'Augereau, de Berthier, de Bessières, de Brune, de Davout, de Desaix, de Lannes & de Ney qu'il estimait les

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==