Les Francais A Turin en 1911

92 LES FRANçAIS LE SALON D'HONNEUR. Et, cependant, l'architeéte Guilbert esquissait ses plans. Le Commissaire général avait dit : « C'est au centre de la Rétrospeél:ive que je veux placer le Salon d'honneur de la Seél:ion française». Il fallait un décor harmonieux, un cadre digne des trésors accumulés. M. Guilbert composa cette salle dans le style Empire le plus riche comprenant, sur un oél:ogone régulier, un dome centrai reposant sur une colonnade à deux étages entourée de portiques. Mais entre la premiere esquisse & la réalisation finale, que de heurts, que d'à-coups & d'arrÉts brusques heureusement compensés par de bons appuis, de précieuses aides, d'amicales complicités. Avec le temps tout s'arrangea, tout s'aplanit : les crédits s'équilibrèrent, les construél:ions italiennes furent reçues après consolidation, & le Salon d'honneur & les Salles de la Rétrospeél:ive trouvèrent, dans la forÉt de bois qu'on leur donna pour Palais, à peu près leur emplacement. Dès lors les travaux marchèrent rapidement. Les staffs, pour la plupart faits à Paris, s'assemblèrent corretrs & rigides sur le squelette flamboyant de l'ouvrage italien &, bientÒt, en dépit de la fragilité de la matière, l'illusion d'une architeél:ure durable prit corps, gdce à la bonne exécution qui assura la solidité des profìls & l'élégance des galbes... Après, ce fut le tour des peintres & des doreurs, illusionnistes en blouses blanches, qui créèrent de la précieuse matière là où il n'y avait que du prntre inPl. XXXIV.

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