- 38 - DISCOURS DE M. MASSÉ, .l!ittistrc du Commerce el dt l'ltid«strie MONStF.cu LE Svso1c, .MBSs11:mns, • Si dans toutes les régions de l'Italie. au milieu de vos sites les plus célèbres. rles vestiges les plus .suggestifs de votre nntiquHé, des collections lo.~ 1>1us rameuses dr vos œnvrcs û':trt, un Prançni.s ëprouvc toujours l'impression qu'il ,•il dnns un milieu qui lui est à la fol~ connu el cher depuis l'enfance, lor~1u'il se lrOU\'C à 1'urin et pnrmi vous, c'est doublemcn1 celle impression qu'il reçoit d'un pays connu el aimé, Le minl-stre du Commerce frunçnis, en prenant conlnct tl.\'ec vous et en visilont les belles contrhs qui s'étendent uu pied de ces Alpes <1ui nous sont commuoes. êpouve le scnt-lmenl dr vivre dans une des parties de l'Europe les plus aimées, les plus nctives et les plus ardentes ou trnvoil. Messieurs, nous retrou,·ons bien chc, ,·ous les digne., nls de celle lerllnde Italie 1111i ne s'est pos contentée, dons l'nntiquiœ, de recueillir cl de disperser les germes de la culture hellénique. de lo tl'ndltlon philosophlquc, scie11tiflq11e. orlislique et litt~rail'e lies Grecs. Vou, êtes les descendants vérilnbks de ècne noble race laborieuse et ingénieuse qui diSll"'ibua ln. r'ichtsse en mettant eu valeur toutes les rives rh: la Méd1lcrronêc cl créa tout un monde où s'épanouit à son nise. troi$ siècles durant, ln CÎ\'ÏlisaUon mnti!rielle, par ~es. grandes œuvr-es du tr:1• ,•nil agricole, industriel et comruerciol, llllns cette partie de l'Jtalie qui nous d<>nn,, anjourd'hul une hospi1•· lilè si chaude et si s'incère et oû con1mc partout dons ,,otrc beau pnys nous retrouvons I• sympotl>ie d'un peuple frère, le Français d'oujourd'hui contemple nvcc joie le spcotnclc de vos olTorts l-conomique.i ot du succès de vos grondes enlrèprises. La belle Exposition dont l'occasion nous amène près de ,·eus me permet de vous dire, Monsieur le Mn.ire, les "œux profonds que fo Frnnco el son Gouvernement rormcot pour ln prospéril>' et la grondeur de la ville rie Turin c1 de l'Jtalle tout entière. M_ J3ellan s'est levé:\ son tour et t\ remercié la ,·ille de Turin du chnleuremt nccueil que la délégntion du Conseil municipal n reçu. li n terminé ainsi : 1\\'0:1tl do m'as.seoir, '.\tcssieurs. pcrmcttei~noi d'associer dnns mon torist l(>s deux cités sœurs : Turin et Paris. les deux n31ions ,;:œurs que jonrnit:; rien ne séporcro plus : l'îtnlic et ln Fran<'e. Une snlve d'applaudissemcnls a accueilli le~ paroles de )1. Bellnn. • 1 ' ' 1 -30- !<'No du W moi 11 convient d'insister plus spfrialemenl sur les deux fûtes françaises qui ont précédé l'inauguration de la Section franç.~ise. La première fut une fêle pri\'éC, oll'crlc par le Commissaire général, le ,·ondredi 19 mai. Un lraln spédal organisé par la Compagnie du t>.-L.-~!. avait amené à Turin, dons ln matinée du mème jour, M. Slél>hane Dervillé, ses principaux collabornteurs el ses invités, parmi lesquels figurait une délégation de lo Chn_mbre de Commerce de J>ari~. Nos conseillers municipau" <'!oient arrivés ln veille de Rome et de Florence oi1 les avaient précédemment corwiès leurs collègue~ ilnlicn~. Le Cercle de;, Artistes fui le lieu de rendez-vous où se trou- ' :tient assemblées, dans ln soit·ëe du l!l, les <lélégntions, les autorités ilalicno01s et françaises qu'allail réunir autour du ministre français du Commcn·,, et de l'lnduslrie, ~r. :\fossé, cl notre Conunissnirc général, la cér~monie dïnnuguration du surlenclè1u:1in. Le Cercle des A1·lisles esl installè :i Turin dans un vieil hôtel selgnelll'ial de la lin du x1•11· sièch', dont unti partie - ln plu~ somplucu~c et J:1 mieux c<>nse_rvéc - (•..;I :-1ffcc-tt•e tl'ol'dinairc ~me grondes 1·freplions municipales. En nltenrlnnl qu'y fî,t donné le dëjeuncr oJTerl à nos eompnlriotcs pnr les nulorilés lurinnises Oc le11dcmain 20 mai), le splendide hôtel de lo 1·ia Rogino nvoit été gradeusemenl mis par le Cercle ~ la disposition de ~r. Stéphane Dervillé. El l'attrait de celle fille, ce qui en nt juslcmenl l'ol'iginnJilé et l'élégance, c'est qu'elle tut une fNe privée el, en \'êritè, la plus joliment fr:inç:li~c et pnri~ienM des réceptions. Des deux cotés de l'e~cali<ir monumental, une g,irde d'honneur : 1:, clonble haie des g:irdicns de ln Section frr111ç:1isc, en uniforme-, le.s col~ bleus de nos marins, les 1rn111lcau~ rouges des spahis de Datnn. Dans les salons, sou~ l'éblouissemenl cles lumières. parmi ln profusion des fleurs, cl dans un d<',·or <le tapisseries ancienne~ qui fnis:tient à fclle soirée uno parure de splendeur uni<1uc, le 'l'o11t-Tnri11 clos réccplions royales, La soirée du Hl mai êlail la première fêle française qui fûl donnée à no~ :unis de ·rurin, en l'honneur cle leur Esposilion, cl loul ce qu-i ,·omplo :\ Turin - dans le monde clé l':mnèe, (les ndaninjsl.J·olions, <le la politique, dans cc qu'on nppelle " la société • - s'y élait empressé. F.lte inoubliable ,•raimenl cl qui empruntait un écl~t particulier - on pourrait dire aussi : une signification particulière -
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==