Rapport général de la section française

• - 114 - écoliers nous llrenl admirer et applaudir la Yigueur, l'entrofo sportir, les gnlces nU1léliqucs de l'ltnlic de demain. Un grand bal offert aux Souverains par la ,Municipnlité lermirl8it celle seconde journée de fêle. li nvnil été précédé d'une autre rt'te, de lu1u1 luxe, el dont les éts-angers qui curent l'honneur d'y assister o'oublicronl pos la très aristocratique élégance : le diner de gala, donné au Palais, dans ln splendide et célèbre salle des Armures cl où figuraient seuls, comme invités otrangers, le Corps diplonmlique et les Commis$uires généraux. Une certaine émotion régnail. depuis deux jours, - et bien naturelle ! - parmi ce~ commissaires généraux. La dernière journée de f~te allnil s'ouvrir, el pas une seètion étrangère n':1voil !\lé \'iSiloo encore par les Sou,•ernins. On sa,•nit CJUC le temps leur nrnnquerail cl~ les visiter Ioules. En vcnaienl-ils une, au moins'/ ou deux? ou trois ? Visile des Som•e,•aius au Pavillon cJe la Ville de Paris Ils en vircnl trois. Jls commencèrent par· visiter le polnh; de la Hongrie (l'Autriche, qui ne pouvait guère fêler Solférino, n'expoSllil 1>ns Il Turin, et c'est pnr la Hongrie seule qu'y étail représenté !'Em. pire), et, pour finir, ils visitèrent le J)nlais ullcmnnd. C'esl donc en quillnnl la Hongrie et avant de lnwerser le Pt'I pour se rendre 11 ln Section allemande que les Souverains s'nrnll:iicnl, Je 1u mni, à quntrc heures de l'après-midi, poui· raire visite à la 1:-rauce, ou pavillon - déjà fameux dans Turin ! - de la Ville do Paris. Entouré du Commi.~saire g,ln6ral el de ses principaux collabo• rnleurs, des représentants de lu Ville de Paris el du Comité français, et d'une nombreuse assemblée, de notabilités françaises, romniHes, luruiaises, M. Bnrrêre, notre ombnssa<lcur, s·avan1·e nu seuil du perron qu'encndrent les uniformes de nos pompiers, el présente aux Souverains le Commiss11ire général du Oouvcrnernent franrais qui, s'adressant au Roi, s'exprime en ces termes : SJJut, J.. a Franl"Q industrlèllO, conviée ptu· le Gou,•ernemcnt de Vot« .Majesté, est venue Jci avec fo meilleur de.- Se.\ forces cl tout son c<.i.:ut pour fèler l'ftnlic, puissance récondc et prowtre, au b1•reenu de sou indépendance et do sa glorieuse unité. Sur le seuil do lu Section rt-onçioise, je prie Vnlrc llojesté et Sn gracieuse Mnjesté la lleh,c d'ngréer son salut de bienvenue et ses respectueux hommages. 1 ' • - 115 - Le Président du Conseil municipnl de Poris, M. Léopold Bellan, prend à 11011 tour la parole : s,~ . En rêpcmdt1nl :1,·e<: un ~• cordial cru1>~ess~men,•c~l.1l;~pppoesll1~1oe1JT~;~~is d: . . . 1 c· m·ssion e:s.ecutt,·c t :..... • •• )lu1uc,p,ù1lé cl de • ,om 1· · • , . r , 1 • ,,.,,.br·,1,·o,, du , , • •·1 va"t <le sassoç.1c .11 ., ""'.. • voulu mnrqm:r lu vif dcsar qu 1 n 1 • ~d ·t , c•tle mauifes- . d I' , ' ·1· li '" ne cl de 1>ren rc pni , ' • ctnqunnteniurc e un1Lc I a c · . r I t•rntc. 13 ,1itu1itli l'nctivité talion brillnntc nù $'6ltestc- d1une façon s1 c a ' . ' r.-eond• le g,'ni,• du beau roy,.wuc d'llulir. l ~ !'lm • . . 1 1 1,ius pr.,roud , c son <-=ur • Notre Conseil mun1cJpàl. _qu gnr< e a~ . , ,t<ajesté. l"honora en notre périssa.b)e SOUYcnir de lo "'site t101~l é '.~li\ r,:l ici nujourd'hui et \'ÎJtl Hiitcl de ''iUc, a tenu i'~ cc_ ~JUl'. ~on ' : .'' c(~t"~Ci \'O!UX ;rdenls de r:\ popur<'nou,•c1rr devant vous, S11<', 1 exprt~~,o~ . \tn'cst.é. ~le S::t ~1ajc.st6 Jn lotion porisltnnc J>our le bon heur d1 'ot~e · J Reini.!, de la rumilll..' M)·Olc t.il du 1>euplc italien. Celle nllo<'ution est suivie du q1tcl11ues mols du ,·e,pcctucux com- . I' ., tcur •·1 ln Reine el d'un brer plimuol personnel adressés pno 00 .1 • . • 'I Gall' r'scntc ·1ux Souvornins le., honnnages du d1:scou1·s ou •'" . , 1 V v • .~ Conseil général de ln SeiM. . . Et ln visite du pavillon a lieu. Guidés par ~I. Stêpb:Utc Oc'."'1llé, pllr M. Louis o"usset, rnpporleur général du_ b11dgel d~ _ln Ville el , 1 ui rut le grund orgniùsuleur de notre cxpos,Loon mun1c1palc : pnr l\J~f. Emile Bourgeois, adminisl1·nteur de ln ~lturnfllclure de Sèv~cs'. Gustave Geoffroy, ndminislratcur de ln Monufacture d'.'5 Gohch'.1s, Ci C · co •crmlcur du ).Jusée Carnnvnlel, le Roi et la l\e1ne Corges ,~tn, Da • • • 1 • -1 t , tout ,•culenl tout voir, exprimant il chaque 1nslanl c11r s arrc en a . . l l ndmiralioo pour le spectacle qui leur est donné el la &urpr,se e a joie qu'ils en ressentent. Tel fut le splendide spectacle oi, se complut longuement, en ~el , ii'd' cl•• J• ni•,i 1011 la curi()l,ilé bien,·eillantc des Souver:u.ns ::tpr~s~I 1 1 • , ~ · . . ilr.liens. ~I. Stéphtine l)ervillé cul l'heu,·cuse pcns~ de leur laisser Il' elle visite un souvenir durable. Au nom du Gouvernement, 11 c C 'l l' . té 'l . orrrnil nu Roi une c411cction do b'.sc111 s, - c un '." •rc un1q~o,' -:-- ln suite des médaillons de 5ouver:un• dont les modcles sont 1t S,•ucs. \ I· Roine, le ])résident du Conseil municipal 01Tr11il une gerbe de :1c,~s, eucillic pour elle dans les sen·es de ln Ville de Pnris. Jolie journée el qni 81,porlail ~ux hommes de cœur el de huent, dont l'cO'ort avait préporé pour nous ce s11rcès, la plus ll:11tcusc des 1·1icon1pcnses.

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