Rapport général de la section française

• - \lt! - uous llllllndPnl, une des plus dmrmnnles peut-être : c'est iei ln R~trospc~live de la Ville de Paris, l'exposilion de (~~rnoVulct, i>ourr:ut-on dire... el de ses :unis. Le ,\lust\u <.:.tr11111 ol~l Celle Rélrospeclive fui prép:1rée ptu· un Comité dont le Préfet de la Seine :wnil dcl~igu6 le., mcn1brcs cl où se ll'Ouvoient ossembl<'ès les compétences les plus variées. A côt<i des délégué~ du Conseil 1111mici11ol et de ln Préfecture de ln Seine, de M. George~ Cain et de Sils lldèlcs cl érudits lieutenant,,, ~r. Jeun Robi<Juel cl te comte All:1rd tl11 Chollcl, figuraient nos plus notoires :unnleurs d'art, l'élite de cè • • t 'I" on pourra, appeler le mo~de de la Colleclion. fü ou premier r:tog tic celte élite: ln comtesse de Déorn, la comtesse de ln BJraudiêrc, la comtesse etu Gnnny, ln comtesse GreO'ulhe. . On ne saurait assez remercier ce Comité du goùl pnrfoit, du devoucmcnl, etc ln libêralilé 11u'il sul apporter /1 l'ncco111plissemenl de sa mission. La • présenlalion , etc celle Rùtrospcclive fui, il elle seule, tJuclque ehosc d'cx<Jui~, él jamais rèlc d'art ne (uL mise en ~•:(me :ivec plus d'élégance cl plus d'esprit. Le )Jusée Caro:ivnlet possède duns ses r~servcs de merveilleuses boiseries qui pro,iconenl tic vieux hôlels parisiens de lo rue de Grenelle cl de lu rue de l'l~urus. Le percruncnl du boule,•ard Ra~p:1il nécessita nnguère ta tlJmolition d.i ces maisons vênérablcs; cl cc sonl clics, ce sont leurs pr4cietL"< morceaux - des morceaux ll'un délicieux Paris qui n·esl jllus - <(Ui servirent de cadre à la Rélrospcclivc ete Turin. IWc ôtaj[ (•onlcuue en <1u11lre salons. Dans le premier, dit Salon du Conseil tttUnicipaJ et <JUi faisait sultc nu • Solon des Ch~rcl • tinq pnnncoux de boiseries cforées Louis XVI cncodrnleul d'ndmi~ rnbles grisailles oll ribu~cs 11 Suu,·ugc. r.a gronde Mlll: s:iluêe uu ccnlrc de ln faÇttdc, en bordure clu Pô, cl qui foi~ait suite à ccllc-d. c'l<1il - nit1si qu'un troisième salon 1>lus petit siluô /1 l'angle droit du l'avillon - parée d'un décor de boiseries Lou~, XV du plug 1·0,·is$aJ>L effet. Enlin, on nccéd:ül, J'.)nr un pelil escnlicr, de relle pièce à un c1ualrième pclil sillon d'épottne Louis X\'1, ouvert sur une loggia <(Ue rcrmoit une balustrade de fer... hisloril(UC, comme loul le rcslc, et qui provennil de l'église S,iinl-Sulpice. Mais cc c1u·on ,·ouclrnil 11ouvoir Mcrirc nvcc plu~ de détail~. c'<i:<l la somptuo~ilcl cl ln grùcc unique de c•e coin d'ei.pc,silion : clu grand salon rcntrul. i111posanl sotL, ln porure de ses hauts pilnstrcs cannelé~ à cbapilcaux corinthiens· du salon Louis XV, nux boh;c,ries verte:-» el ro~es sur lCS<Juellcs ~ne décor:llion llor:\le en relief répondait la plu$ délicate l'(,•gancc; du boudoir. enfin, où les fauteuils de ln Pompad?ur nmienl pour rond ces boiseries griscs cl bleues, rehaussées d or, dont la vue était un rég:ll. Car il y avait, pour compléter la beauté de ce dé~or uniq_ue, uu nutrc <hkor exquis : t·elui des rncublcs, - cmpr~nlcs :111~ rc~~rves de Carnal'nlcl, du ~lobilicr nulionol, des collcchons parhcuhercs : clavecin Loiûs XVJ, sièges r,mieux, bureau signô, pendules cl lustres rnres. _ loul u,1 musée. Rcstnienl les murs et les vitrines... la llc\rospcclhc proprement dite. Lei h1 i;énérosité _de~ collccli~ru1eu1·s tul admirable. Les pins cëlèbrcs d'entre eux f:l1sa1enl parlte de cc Comilé ,1ue le l'réfcl de ln Seiuc avait chargé d'organiser la l\t\lros• pedi\'e, el ils ,waicnl conuncnc<' par ,e dépouiller! ~I. t.chman~l i•nvoyai l à Turin deux Bouthcr, un Fragonard, le cc\ll:brc po~lro1l de la Dubarry, par l)rouob; M. J,1cques Scligmo.1111, le porlrtnl de ln comtesse Rcgn:rnll de Snint-,lc:111 d'Ang<'ly, pat: \'.igclc-~cb.-un. el , 1 u3lrc d('licieux paysages cl11uhcrl l\obcrl; }I. l·éltx Do'.stnu. une ,tnluc éC(uestre en ucier, de Louis XI\', sur son socle nnc1en, - un d,cf-d'œuvro de Gir:irdon (se la r::ippellc-1-on, si joliment camp,\e ur la cheminée du sillon cenl.-al ?). Ajoutons 11 ces richesses d'nu• tres richc,sc, encore : des dessins. dos gr:lvures, tics objels d'nrt, envois de MM. ncrnard Franck, Henri C,ün, le comte Allard du Chollet. füirdnc, ,Jnnsco, Cnrli:111-tle:1umelz. et du ~(usée Carnnvalel: ~l pui~. enlin, quelque chose (t'c,lworcli~nirc. d'unique : l~s vitrines le ~t.,, ,•cu,·e l\ignud ! Lo cNèbrc rollecUon de denlellc, ou les 11111, :1,11Îcals, les plus rares poiuls de France cl d'lluUe co~nposflicn~ u_n spcclncle <JU'aurune vi,ileus~ du Pavil~on n'o~b:•.c,rn. bL <JUelle_ ~ol~~ scie.nec de rurrnngemenl l hl ('Olllllh:' ils fi ra1:;.ucnl bien . ~•scrc lc'menl et s,wnmment dispersés parmi ces blnnd1eur; pré<·1cu~es. les èvcnlails 1111ciens 1iu'nv:1ienl npportc\s 1,\ le& bons gemes de (,:tr· n,walcl 1 I~'l ri\'\' g,wchC' : -Clwmins clo fer. - lléla1lh11·11i1• Nous avons dit ,,uc deux grunds polois inleron\ionaux l'oeeu• poienl : rcux de'< Chemins de fer cl de la ~lc!tnlhirgic. 1.:1 France y lient une btlle place, cl nous 1·ch·ouvons ici, aux Chemins ,te fer ptincipnlenwnl, les visiteurs en foule. C'est {JUe la fouie oime tes ,·oynges, cl c1ue rien de ce c1ui signifie le voyage 11c la lai>se indiffé-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==