,. LES \ FRANçAIS A TURIN EN 1911. IMPRESSIONS D'ARRIVÉE. LA VILLE. ON l'a souvent remarqué : rien ne nous prépare mieux que le dérugrement à gouter l'intérèt de certains speétacles & leur beauté. Il y a au fond de la plupart des esprits un besoin d'ètre équitables, une joie de résister à l'injustice. On nous dit : « Vous allez voir une chose qui vous déplaira. N'oubliez pas qu'elle vous déplaira, & que vous vous ennuierez vite à la contempler ! Je vous le prédis. Je vous le promets. Rien n'est plu ennuyeux, plus fade, & d'une pire banalité que ce que vous allez voir. >> On se rend avec un peu d'inquiétude au speétacle annoncé. On regarde... & l'on est étonné d'abord de n'y point éprouver tant de déplaisir. On regarde mieux, & la surprise grandit; & l'on s'aperçoit qu'on ne s'ennuie
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