A TURIN EN 1911. 5 la fète de l'amitié franco-itaUenne; une amitié dont les péripéties - de Pépin d'Héristal à Napoléon III! - furent nombreuses & prodigieusement diverses, & qui connut mème des vicissitudes plus récentes. La campagne de 1859 fut, dans l'histoire de cette amitié, une phase très belle, très heureuse. Elle fìt de nou , à còté de nos frères latins, les artisans d'une «résurreétion» latine; & quand, le 17 mars 19n, s'assemblèrent au mole Antonelliana, dans Turin, pour y fèter le Cinquantenaire de l'Unité italienne, les maires de toutes les communes de l'ancien royaume de Sardaigne, on put dire que c'était fète aussi pour les régiments français sur les drapeaux desquels s'inscrivent les noms de Magenta & de Solférino. Le hasard a parfois de l'esprit. Cette Exposition du Cinquantenaire vers laquelle les souvenirs d'hier nous portaient si naturellement, il l'a située dans un décor qui est lui-mème comme un petit morceau de terre française. Ce pare admirable sur le territoire & aux abords duquel s'éleva l'Exposition emprunte son nom au chateau vénérable qu'il enveloppe & dont il est «le jardin ordinai.re» : le chateau du Valentino. Ce chateau est aujourd'hui, & depuis une cinquantaine d'années, l'Académie miljtaire de Turin; mais ce n'était point à l'enseignement des arts de la guerre qu'était primitivemem destiné ce palais aux pignons altiers, aux monumentales toitures d'ardoise, dont la cour d'honneur, encadrée de portiques bas d'un si joli dessin, composait au seuil de l'Exposition le décor le plus prestigieux qu'on pilt souhaiter, & qui déployait du còté du Reuve, au-dessus de nos construB:ions pavoisées, la si :6ère silhouette de ses murs rouges; -murs de briques rouillées par près de trois siècles de solei.I &
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