6 LES FRANçAIS de pluie. Ce chiteau, biti au milieu du xv1e siècle par la femme d'un président du Parlement de Turin, Valentine Salbiano, fut, quatre-vingt-dix ans plus tard, la résidence d'une régente du Piémont, Marie-Christine de France, fìlle d'Henri IV & de Marie de Médicis, veuve de Viéèor-Amédée IL La construél::ion en avait été interrompue. La princesse française ordonna qu'elle fut reprise, & vint en 1640 s'y installer avec sa cour. Elle avait attaché à cette ceuvre française un architeél::e & des artistes français, &, par un hasard singulier, quand le pare du Valentino ( qui n'existait point à cette époque & ne fut planté que vers 1836) dut Ètte agrandi & transformé, au lendemain de la campagne d'Italie & au moment où le chiteau du Valentino devenait une école, c'est encore à un Français, au ma1tte jardinier de la ville de Paris, Bariller-Decamps, que fut confìée cette restauration. A l'Exposition de Turin, nos construél::ions françaises furent la parure de ce jardin. C'est à l'ombre de la maison de Marie-Christine de France que s'élevait le pavillon de nos colonies; & notte « grand palais » fut un de ceux qui, sur l'autte rive du Reuve, lui faisaient face. Nous n'avions clone que des raisons de nous sentir, à Turin, un peu chez nous. Cette exposition, les événements qu'elle allait célébrer, la place mÈme où on l'installait, c'était pour nous mieux que des fjeé!acles : e'était l'évocation de quelques épisodes importants de notte propre histoire ... (1J. < 1 ) A Rome, nous eussions moins bien goilté le plaisir de telles évocations. Entre Italiens & Français, les souvenirs pié111ontais sont comme le trait d'union des ca:urs. Les souvenirs ,-0111ains (18471871) ont un caraél:ère un peu différent. .. Aussi l'Exposition du Cinquantenaire n'était-elle, pour nous, vraiment à sa place qu'à Turin. Pl. Iv. < ..-1 V, V,
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