Les Francais A Turin en 1911

I I I I 38 LES FRANçAIS A TURIN EN 1911. chement de sapeurs-pompiers spécialement destinés à la sauvegarde de la Seéèion française. Enfìn, pour achever l'armement du poste d'incendie, les maisons Desmarais & Marane & Farcot frères mettaient gracieusement à la disposition du Commissaire général un fourgon-pompe & une auto-pompe de premier secours. Ces dispositions étaient enfìn complétées par l'organisation d'un service de surveillance permanent des installations éleéèriques, dont M. Roux & M11e Kagan, tous deux ingénieurs éleéèriciens, furent les aéèifs & dévoués dirigeants. Le résultat? c'est que la Seéèion française ferma ses partes sans avoir connu d'autre sinistre que l'incendie d'un velum dans le stand des Galeries Lafaye#e. Une éponge mouillée sufEt à l'éteindre... /I LES FETES COMMENCENT. 17 MARS 19n. M AIS les semaines ont passé. Et voici venir les échéances attendues... 17 mars ! Ouverture des fÈtes du Cinquantenaire. Cette première fÈte sera célébrée dans toute l'Italie, car elle est une commémoration qui émeut le pays tout entier. C'est en février 186! que s'assemblaient pour la première fois dans Turin, capitale du nouveau royaume (on sait que Rame n'est la capitale de l'Italie que depuis 1870), les 443 députés du premier Parlement italien. Viéèor-Emmanuel, bien qu'il régn�t sur la plus grande partie de la péninsule, n'était encore ofEciellement que roi de Sardaigne. Le 14 mars 1861, à l'occasion de l'anniversaire de sa naissance, le Parlement approuvait à l'unanimité la proposition de déclarer Viéèor-Emmanuel roi d'lt_pie. Le 17 mars, cette proposition devenait loi de l'Etat. On comprend quel prestige s'attache, pour les Italiens, à cette datè. Elle commémore, à leurs yeux, la fondation de l'Italie moderne. Elle marquait à Turin, le 17 mars 1911, le cinquantième anniversaire de la proclamation du «Statut» qui consacrait la «Résurreéèion ,, de la patrie. A Turin, foyer du Risorgimento, la manifestation eut le caraéèère particulièrement solennel qu'on attendait. Tous les maires des communes de l'ancienne Sardaigne étaient présents. Reçus par la Municipalité turinaise,

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