i I i I À TURIN EN 1911. 35 Mes amis, nous vous laissons notre cceur; mais nous ernportons le souvenir de journées inoubliables. Notre cceur, vous nous le rapporterez en venant à Turin I Pour nous, Turinais, qui repartons après une réception si grandiose, nous avons désormais deux patries : la notre & la France. A nos arnis, Messieurs ! à la France! Ovation!. . . Mais l'heure presse, & l'on gagne le train qui va partir. L'ambassadeur d'Iralie est sur le quai, entouré d'une foule nombreuse de personnalités officielles, d'amis italiens & français qui veulent serrer les mains des délégués. Un train spécial de lits-salons les attend. Ce train, camme celui qui amenait, il y a cinq jours, les délégués à Paris, a été mis gracieusement à la disposition de nos amis italiens par la Compagnie P.-L.-M., qui aura contribué elle aussi, & de la plus élégante fa J on, à l'agrément de ce voyage. La Compagnie n'a meme pas voulu laisser aux délégués la préoccupation de leur dernier repas en terre française : elle a fait préparer pour eux, au buffet de Dijon, un d1ner qui leur sera offert en son nom par l'aimable secrétaire de son conseil d'administration, M. Masure. Deux heures dix. -Les hymnes nationaux éclatent une dernière fois. Des mains se tendent de toutes parts. On s'interpelle; on s'acclame; on s'embrasse. Coup de siffiet. cc Vive la France! Vive l'Italie ! Vive Paris! » Chapeaux secoués aux portières; taches blanches de mouchoirs dans la fumée... Le train file. 3
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