Les Francais A Turin en 1911

À TURIN EN 191 r. 3 pression, cependant, que le speétacle en ffit si monotone. Ils ont, à première vue, aimé de Turin ses jardins, ses cours, ses vieux h6tels seigneuriaux, la gdce de ces portiques bas, dressés au seuil des rues, la commodité de voies spacieuses où la foule, si pareille à nos foules méridionales, répand comme une incessante joie de vivre... Gagnant l'Est, ils ont vu, du couvent des Capucins, &, mieux encore, des hauteurs de Superga, Turin déployer au-dessous d'eux !'immense tapis sombre de ses con truétions; & cette ville, aplatie au bord de son Beuve, semble en effet - Fogazzaro l'indique très justement - un champ de mana:uvres, dont, à perte de vue, de silencieux régiments de maisons couvriraient en masses serrées le territoire. L'EXPOSITION. Mais ce n'est pas là encore le plus intéressant morceau du speétacle offert par la capitale sarde à se visiteurs. A la lisière de la vieille ville, sur la rive gauche du Beuve, trente heétares de pare étalent le riant panorama de leurs massifs, de leurs futaies, de leurs pelouses Reuries; en face, sur la rive droite, à perte d'horizon, la masse verdoyante des collines, dominant le P6; &, dans ce cadre d'agreste beauté, le plus inattendu des tableaux : une cité toute neuve, aux aveuglantes blancheurs; entassés au bord de l'eau, des palais, des pavillons, des villas, toutes les architeétures confondues dans la lumière du soleil, & au-dessus desquelles la brise agite les «couleurs» de vingt nations. C'est ici l'Exposition, la dernière improvisationdes Turinais ! I.

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