LES FRANçAIS doute moins «diverse», moins gfnérale111ent copieuse & attrayante que la notte; mais elle fut fort belle en son ensemble, avec des parties tout à fait admirables. On ne devra pas oublier sa délicieuse Céramique (un des chefs-d'a:uvre de l'Exposition de Turin ! ) si artistement aménagée, si«accueillante» au seùil du Palais; ses beaux livres aux reliures précieuses; l'exposition dela Chambre de Commerce de Bradford- une merveille ! toute l'histoire de la Laine, racontée en dioramas qui semblaien· t vivre; -la superbe colleélion de maquettes de ses armateurs; les salles basses, tendues de velums clairs, où des cordons de lumière éleélrique projetaient leur clarté douce sur une des plus riches colleélions de tissus qu'ait jamais présentées !'industrie anglaise; enfìn, construite en prolongement de la galerie internationale des «machines en aélion», les salles où resplendissait la puissance dugrand outillage industriel anglais. Ce palais énorme, tout neuf, - dont la silhouette & la patine s'harmonisaient si spirituellement avec celles du Ch�teau d'eau très élégant, très joliment fané qui lui servait de piédestal, dans l'encadrement des verdures du Valentino, - fi� grand honneur à nos amis d'Outre-Manche; & leur succès fut un de ceux dont nous nous réjouunes le plus. Et voici, tout au bord de l'eau, -à coté de ce cc Bourg moyen �ge» qui fut un des clous de l'Exposition de 1884, & qu'en vingt-sept ans la pluie & la neige avaient si artistement patiné qu'on l'eutpu prendre pour un authentique survivant de ce xve siècle si justement évoqué par l'architeélure de ses remparts, de ses monuments, de ses ruelles, des boutiques où le faiencier, le forgeron, l'armurier, l'imprimeur, le marchand d'élixir & le marchand PI. LXVI. Le Palais de la Grande-Bretagne. r
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