Les Francais A Turin en 1911

I I I I ' ' A TURIN EN 191 I. 149 trouvez bien dans la magique Italie de nos légendes & que la féte de Turin est digne du glorieux anniversaire qu'elle doit célébrer. Je lève mon verre en l'honneur de nos invités & de leur triomphe d'aujourd'hui dans une Exposition que tous admirent pour l'une des plus belles qu'aic produites le génie de notre civJisation laborieuse. ( Vifs appla11diflements.) A ce discours, accueilli avec enthousiasme par l'assemblée, M. Léopold Bellan répondait: MoN CHER C◊-MMISSAIRE GÉNÉRAL, Vous venez de prononcer pour le Comité français des Expositions à l'étranger & pour le Comité d'organisation de l'Exposition de Turin, de méme que pour tous nos exposancs, des paroles aimables auxquelles la triple qualité que je puis revendiquer ici me faic un devoir de répondre. En l'espèce, ce devoir se change en un véricable plaisir. En effet, j'ai remarqué qu'il manquait un toast à la théorie longue déjà de ceux que vous nous avez proposé de porter avec vous & j'userai simplement de mon droit à la parole pour demander à mon tour aux exposants de réparer un oubli peut-étre volontaire & boire à la santé d'un etre qui nous est cher. Bientot nous allons assister à l'apothéose de l'Exposition de Turin, & je voudrais, faisant un retour en arrière, revivre avec vous tous ]es principales phases traversées, les plus rudes étapes parcourues. La présence à ce banquet de nos amis du Comité exécutif italien me fait souvenir de notre première visite dans cette ville, alors que la Commission d'études du Comité français, sous la prc.'­ sidence de Roger 5andoz, ouvrier de la première heure, était réunie autour d'une grande table recouverte d'un tapis vert & que là, pendant des demi-journées entières, nous discutions avec nos chers amis Villa, Bianchi, Orsi & tous leurs collègues, pour aboutir au contrae que le Comité français remit plus card au Commissaire général, représentant ofE.ciel de la République française à l'Exposition de Turin. C'était la première étape. Mais je veux l'afE.rmer ici bien haut : durane ces quelques années pendant Jesquelles nous sommes entrés en relations d'amitié avec nos frères de Turin, quels qu'aient écé la chaleur de la discus11

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