Les Francais A Turin en 1911

A TURIN EN 191 r. 133 Des dioramas de Nice, de Moriaco, de Cannes, du :Massif montagneux de la Cote, entre Saint.Raphael & Menton; le golfe de la Napoule, les iles de Lérins, le cap d'Antibes, vu à vol. .. non plus d'oiseau, mais d'aéroplane, nous donnent l'illusion de la promenade incomparable qu'on voudrait toujours recommencer! Plus sévère est le speéì:acle qui nous attend de.i'autre coté des jardins de la Valetta; c'est le pavillon des Banques. Nos banquiers, exposants? Certes. Et pourquoi pas? Tel pays commande ses canons à l'Allemagne & ses bateaux à l'Angleterre, qui serait fort embarr�ssé si Paris ne I'aidait à trouver l'argent gdce auquel il payera tout cela. C'est ce que rappelle discrètement notre pavillon des Banques. La maison est jolie; le symbolique Mermre de Pigalle nous sourit à l'entrée, du haut de son sode, & c'est une idée très heureuse qu'eurent les artistes chargés de cette décoration, - ou " fì • " ;i d ' peut-etre nos nanc1ers eux-memes. - e nous presenter en frise, dans une tonalité grise & bleue du plus joli effet, tous les aspeéì:s de cette aéì:ivité formidable, innombrable, dont le génie invisible, - l'Argent! -­ est venu exposer ici, en graphiques, en brochures, en images - les fab,uleux bilans. Tout près, c'ést le pavillon des ForÈts, avec son jardin o�vrier où les plantes « nourrissantes, réjouissantes & guérissantes » enseignent leurs mérites & leurs vertu ; &, un pea plus bas, au seuil inférieur de la Valetta, dont nous venons d'achever le tour, un chef-cl'ceuvre : le pavillon des Arts décoratifs.

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