132 LES FRANçAIS cet exposant soit riche & généreux, & qu'il ait infìniment de goù.t, par-dessus le marché; &, enfìn, la coquetterie de vouloir mettre de l'élégance en ses plus sévères démonstrations. Il fera... ce qu'a fait l'Union. Il empruntera à Trianon l'un de ses plus exquis modèles : celui de son pavillon de musique. Il édifìera ce pavillon dans le plus joli décor qui soit, parmi la verdure & les Reurs. Il en garnira de plantes vertes l'unique salle, où pénérrera par quatre portes-fenÈtres la lumière des jardins. Des sièges de style, banquettes cannées, blanc & or, garnironr les quatre autres c8tés de l'oéèogone; au centre, une vitrine circulaire où s'offrirom les graves documents exposés... Et ce sera charmant. Rien de plus simple, comme on voit; mais il fallait y penser, & il nous est bien permis de le dire : les Français furent à peu près seuls, à Turin, à avoir de ces idées-là; à n'ambitionner, en y venant dépenser leur argent, que la gioire de plaire & de faire honneur au drapeau. LA COTE D'AZUR. - LES BANQUES. LES FORÉTS. Le «pavillon de MusiquelJ est tout en haut de la vallée; redescendons. Voici les exposants dont nous parlions tout à l'heure. A droite, l'original petit édifìce de la C8te d'Azur, a::uvre d'un Comité niçois créé par M.Sauvan. C'est encore à l'excellent architeéèe Guilbert qu'a été confìé le soin d'édifìer ce pavillon à haut portail, dont pittoresquement le sommet se creuse en niche... Un carte de la C8te d'Azur s'y déploie, resplendissante, & nous invite au voyage. Il est facile. Entrons. PI. LII-LIII. Paviilon de l'Union. M. Ewald. Pavillon des Banques. M. Defrassc.
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