Les Francais A Turin en 1911

À TURIN EN 1911. 117 somptueux diorama que nous avons, en jouant des coudes, traversé tout à l'heure); & voici la coquette & odorante Parfumerie, que la clas i6.cation italienne - une classifìcation sans galanterie! - annexait aux cc Industries chimiques », & que la logique f.rançaise a préféré rapprocher des salons réservés aux gràces de la toilette. Qielle était jolie, cette exposition de parfums, avec ses menus salons d'encoignure, tout blancs sous les treillages verts qui la paraient d'unè architeéture de jardin ! Aussi bien ce fut le charme de cette exposition du Palais francais, que les ceuvres & les produits n'y va- � " 1 f lurent pas seulement par eux-memes, mais par a açon ingénieuse & si joliment fantàisJste & intelligente dont, en chaque classe, l'architeéture sut les présenter. A coté des salons de la Rétrospeétive dont le sobre décor se rehaussait d'une jolie frise d'Appiani, les salons des Industries textiles offraient le plus pittoresque aspeét, avec leurs colonnes carrées de marbre jaune à chapiteaux verts, encadrant la claire grisaille des vitrines, & le frises de Métivet; toute l'histoire de la filature & du tissage évoquée en une pittoresque pléiade de femmes occupées, sous les costumes les plus divers, à produire l'étoffe, à l'appra_ ter, à la teindre, à l'offrir, à s'en parer. .. Les chapiteaux èux-mÈmes sont ici des symboles: les outils du tisseur en composent l'architeéture légère, & e'est charmant. Cet art du décor intelligent, & qui excelle à présenter gracieusement les choses, on le retrouvait au grand hall, parmi les vitrines en bois rouge rehaussé de cuivres; aux Industries chimiques, où le style Empire apportait son élégance sévère; aux Industries du cuir, qu'encadrait avec tant de gràce l'ornementation Beurie, en deux tons, de leurs vitrines; à la

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