Les Francais A Turin en 1911

À TURIN EN 191 I. 107 feéèionné, à mesure que de nouveaux locaux devenaient disponibies. Le pian qu'avait tracé, dès l'origine, le Commissaire général, parut alors avoir trouvé sa réalisation. Rayonnant autour du Salon d'honneur, la Rétrospeéèive comportait maintenant cinq seéèions bien distint1es : dans la travée gauche s'ouvrait la galerie des Princes de Savoie & des Italiens illustres en France, terminée par le Cabinet Mazarin. Dans la grande salle du fond, étaient réunis les souvenirs de la période napoléonienne &, dans une pièce contigue, ceux de la guerre de 1859. Ensuite venait, dans la travée droite, le petit Musée de la Comédie italienne qu'une mince cioison séparait des a:uvres d'art italiennes exécutées en France du xvc au x.rxe siècJe, depuis les compositions fameuses de Vinci ou gu Primatice jusqu'aux produéèions peu connues de l'Ecole niçoise, les admirables uiptyques d'Antoine Bréa. La place nous manque pour énumérer toutes !es richesses accumulées dans ces galeries du palais de France, dont un catalogue spécial & très bien fait a donné la description. Qiil noùs suffìse de rappeler, avec une joie • bien naturelle, l'intéret passionné que le public témoigna, dès l'ouvertur� de la Seéèion française, aux collections rétrospeéèives. A voir la foule s'amasser devant les peinmres de batailles, s'accouder autour des vitrines pour déchiffrer les autographes & commenter le moindre document, on sentait que tous ces portraits, ces bustes, ces trophées militaires - l'épée d'honneur d'un MacMahon, le b�ton de commandement d'un Baraguey d'Hilliers - étaient aussi précieux à nos amis d'Italie qu'à nous·memes; on devinait que ces souvenirs parlaient non seulement à leurs mémoires, mais à leurs

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