Les Francais A Turin en 1911

À TURIN EN 191r. 97 hautes échelles, les ouvriers du Garde-Meuble installaient des velums, accrochaient 'aes lustres au plafond & M•11c Guilbert, aimable collaboratrice, cousait les tentures que clouait son mari. S'empressant au milieu des groupes, les collaborateurs de Georges Cain, - Jean Robiquet & le comte Allard du Chollet en téte, - donnaient des in truébons, garnissaient des vitrines, pointaient des listes d'objets d'art. Le vacarme était a sourdissant : en italien, en piémontais, ou simple- _ ment en parisien, c'étaient des exclamations, des appels, des demandes, des répon es: Qg_i a vu Marie de Médicis? Elle n'est pa encore déballée... Vite! La clef de la vitrine 17! Allons, bon! le mur est mauvais! ... cher ami, passez-moi le chasse-clou! ... Et le travail continuait de plus belle. Et la pous ière de voler & les coups de marteaux cle pleuvoir... Le matin de l'inauguration, trois heures avant l'arrivée du ministre, encadreurs & tapissiers étaient encore sur la brèche & les membres du Comité, réveillés euxmémes au chant du coq, étonnaient les passants par de costumes fantaisistes que justifìaient les circontances: on vit des'Parisiens d'élégance notoire travailler ous la blouse &, le cache-pou sière; on vit briller les huit reRets d'un haut-de-forme au-dessus d'un pijama bleu ciel! LA CÉRÉMONIE. • • •Il est neuf heure . Au seuil du palais blanc, dressé le long du Reuve, des drapeaux, des arbustes, des Reurs annoncent la féte française. La rotonde cen7

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