LES FRANçAIS Revenons à la RétrospeéHve. Depuis plusieurs semaines, les deux ou trois mille objets d'art confìés aux soins du Commissariat général avaient été réunis à Carnavalet, inventoriés, numérotés & emballés. Et maintenant d'immenses fourgons, solidement cadenassés, gardés en cours de route par des agents spéciaux, emportaient vers le Mont-Cenis les maréchaux de l'Empire <}e les sémillantes aéhices de la Comédie italienne, - l'Epopée & le Roman comique, - tout surpris de voyager de conserve. Lor�que les précieuses caisses arrivèrent à destination, les b1timents qui devaient abriter la Rétrospeéèive n'étaient pas entièrement terminés. Les mesures de proteéèion nécessaires contre l'incendie, la construéèion de la chape en ciment armé, l'établissement des partes en fer, l'adjonéèion d'une nouvelle galerie pour les souvenirs de 1859, avaient été pour les architeéèes autant de causes de retard. Des pluies diluviennes qui crevaient les toitures, inondaient les chantiers, vinrent encore compliquer leur tache. Les salles ne furent débarrassées de leurs échafaudages & évacuées par les maçons que trois jours avant la date fìxée pour l'inauguration de la Seéèion française. En un délai aussi court, il ne fallait pas songer à donner à la Rétrospeéèive un aménagement défìnitif. Tout l'effort des organisateurs se boma clone à sauver la face & à improviser un Musée de fortune, camme on équipe un décor de thé1tre un soir de répétition générale, dans la h1te qui précède le lever du rideau. Ce que furent ces trois journées de bousculade, rien ne saurait en donner l'idée. lei, les emballeurs éventraient des caisses à coups de maillets; là, les encadreurs disposaient des panneaux de peintures; juchés sur de PI. XXXVL. ,. Pavi1lon de France
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