·À TURIN EN 1911. vos compatriotes qu'ici vous avez trouvé ·des.cceurs qui battent à l'unisson des v6tres, que vous garderez toujours la conviétion que l'amitié entre nos deux pays est pour totijours sure & inébranlable. Et maintenant, résumant tolÌte notre syf!.1pathie & toute notre admiration pouì- vous, permettez-moi de lever mon verre à l'avenir de votre Patrie, à laquelle je souhaite ui;e prospérité toujours croissante, car l'histoire démontre qu\ine France forte & puissante est nécessaire pour la civilisation du. monde entier. Vive la France! I Ecoutons M. le Sénateur Frola, ancien ministre, président du Comité général de l'Exposition : il voit s'affumer à Turin la continuation nécessaire des «relations patriotiqués & économiques de deux nations réunies par les mÈmes sentiments de justice & d'humanité, par le mÈme amour du progrès, par le mÈme idéal de civilisation». I Ecoutons M. Bianchi, dont les Turinais nous disaient : «Bianchi, c'est rnme de l'Exposition ... ». M. Bianchi se réjouit d'avoir rencontré parmi nous C<cette cordialité affeét:ueuse, cet abandon charmant qu'on ne trouve que daos les réunions de parents & d'amis de lori.gue date». • Il ajoute: En effet, les �cimes <neigeuses des Alpes qui éparent nos deux pays portent bien encore leur note de beauté incomparable & de grandeur dans le paysage, mais en fait de sentiments on peut bien paraphraser un mot célèbre: cc Il n'y a plus d'Alpes Jl. Le génie latin, en perçant avec une merveilleuse audace les entrailles de ces géants de granit, abattait les fromières en meme temps qu'il confondait nos cceurs, qu'il multipliait à l'in-thii les rapports, les échanges, les intérets communs. Cela ne nous suffit meme plus; nous recherchons, nous voulons des communications plus facilts, plus rapides & plus commodes encore, car la France &
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