LES FRANçAIS pays, président aux destinées du commerce & de !'industrie»: Comment d'ailleurs ces relations paurraient-elles avair un caractère différent, alors que les deux peuples sont unis par tant d'affinités & par tant de liens communs ? Camme vaus, nous sommes les tìls renaissants de la Rame aotique. C'est la pensée de ses philosophes & de ses juristes, c'est la vigueur de ses poètes, le génie de ses artistes qui, peu à peu, ont formé le gout & façonné l'esprit français. Vous avez, tout à l'heure, Monsieur le Ministre & cher Collègue, évoqué des souvenirs plus récents en faisant allusion aux grands événements dont vous célébrez aujourd'hui l'anniversaire & qui, il y a cinquante ans, ont permis aux armées piémontaises· & françaises de fraterniser dans les camps. Ces souvenirs qu'ici, en Italie, vous conservez pieusement, de l'autre coté des Alpes, soyez-en persuadé, on ne les a pas oubliés non plus, & pour nous, aujourd'hui comme hier, l'Italie reste la nation sceur. L'allusion faite aux paroles de M. Nitti, notre ministre eCi.t pu l'appliquer aux quatre dis�ours italiens qui précédèrent le sien. Ce fut comme une meme protestation d'affeél:ion loyale, de joyeuse reconnaissance quatre fois proclamée au bruit d'applaudissements frénétiques. Le syndic Rossi dit sa joie d'avoir reçu à Turin « non seulement les représentants des anciens compagnons de gloire & de viél:oire, • mais encore les représentants du pays du charme, de la gdce & du bon goù.t, dispensateur de ces qualités aux autres pays, de cette France qui a rempli & qui doit remplir encore un grand rBle dans l'histoire des peuples». Il termine: J'espère qu'en revenant dans votre belle patrie vous garderez un bon souvenir de notre accueil modeste, mais sincère & chaleureux; j'espère que vous pourrez dire à vos familles, à vos amis, à PI. XXX. • M. Antonio BIANCHI, Vice-Président de la Commission exécutive.
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