LES FRANçAIS rinais des broderies, des rideaux & toute sa décoration, jusqu'aux vases dans lesquels furent piquées des Reurs artifìcielles, - ouvrage de fìllettes d'une de ccs écoles. Il convenait que sur la table de ce salon pussent etre feuilletés qL3elques albums d'images... Aux jeunes gens de l'Ecole E tienne incomba ]a t�che de composer cet album, de l'imprimer, de le brocher, de l'habiller d'une reliure somptueuse... Le salles du rez-dechaussée où fìgurait cette exposition si copieuse & si diverse s'ouvraient sur le plus ravissant jardin qu'on put i;11agi�er : jardin parisien... & versaillai : parisien par l e:x.qmse parure Rorale dont M. Vacherot l'avait omé; versaillais, par le décor qui en marquait la limite, en face du Pavillon : l'exèdre dressé, sous le feuillages, audessus de on miroir d'eau B.euri de nénuphars, & qui semblait un morceau de Trianon po é sous le ciel d'Italie. HOMMAGE AUX SOUVERAINS. Tel fut le speél:acle où se complut longuement, en cet après-midi du 1 cr mai 19n, la curiosité bienveillante des Souverains italiens. M. Stéphane Dervillé eut l'heureuse pensée de leur laisser de cette visite un souvenir durable. Au nom du Gouvernement, il offrait au Roi une colleél:ion de biscuits-d'un intéret unique, -la suite de médaillons de souverains dont les modèles sont à Sèvres. A la Reine, le président du Conseil municipal offrait une gerbe de :fl.eurs, cueillie pour elle dans le� serres de laVille de Paris. Jolie journée, & qui apporta1t aux hommes de cceur & de talent dont l' effort a�ait préparé pour nous ce succès la plus flatteuse des recompenses. À TURIN EN 191 I. 71 L'AMBASSADEUR DE FRANCE. Le soir du méme jour, la Commission exécutive de l'Exposition offrait, sous la présidence de M. Tomaso Villa, un grand banquet aux délégations étrangères &, camme doyen du Corps diplomatique, notre ambassadeur, M. Barrère, dont l'allocution éloquente, au banquet de l'avant-veille, avait produit sur nos amis italiens une si vive impression, prenait de nouveau la parole : MEssrnuRs, Il y a un mois, s'ouvrJit à Rome, avec une solennité & une magnifìcence singulières, la première des deux grandes Expositions interoationales par lc:squelles l'Iralie a voulu célébrer le cin � uantenaire de la proclamation du Royaume. Nous avons assiste hier à l'ouverture de la seconde, & déjà nous avons pu constater que, par son ensemble grandiose, elle réalise & dépasse meme les e poirs qu'elle avait fait nahre. Et ce qui apparait clairement aussi, c'est combien le Gouvernement de ce grand pays fut bien inspiré en choisissant la forme d'un concours des ccuvres de l'esprit créateur & de !'industrie mondiale, pour illustrer la première phase de son existence nouvelle. li est des heures, d;ms leur histoire, où les peuples éprouvent le besoin de se sonder & de se reconna1tre, de mesurer les forces qu'ils ont créées, !es épreuves qu'ils ont viél:orieusement traversées, la route qu'ils ont parcourue. L'anniversaire glorieux qu'on célèbre cette année représente une de ces décisives étapes historiques, & l'Expo ition de Turin est le témoignage inéluél:able du progrès prodigieux accompli, sur tous les champs de son aél:ivité, par une nation éprise d'un noble idéal, soucieuse avant tout d'attester que son avenir est digne de la grandeur de son passé. Vous avez donc, Messieurs, de justes raisons de vous enorgueillir des résultacs de l'ccuvre accomplie sous vos auspices & à
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