LPS RELATIONS COMMERCIALES ENTRE LA FRANCE FT I;ITALIE tarif francais, du ler Avril au 30 Septembre 1910, les importations italiennes en France se sont chiffr6es par 89.776.On lires, tandis qu'elles n'avaient atLeint, pendant le m6me laps de temps en 1909, que 81.018.000, et en 1908 66.120.On. La p6riode envisag6e de 1910 est done en accroissement de 8.758.un francs soit 11 °/a sur 1909, et de 23.656.000 francs, soit plus de 36 0/o sur 1908. Les meubles, dont le nouveau tarif avait motive de vives r6clamations de la part des fabricants de Lombardie, sont au contraire parmi les articles dont l'importation enregistre une plus value. 11 est entr6 en France du ler Avril au 30 Septembre 1910, pour 355.000 francs de sieges italiens contre 333 et 336 pendant la m6me p6riode en 1909 et en 1908, et pour 57.000 francs d'autres meubles, contre 56 en 1909. Les gants et les chaussures, dont le tarif a 6t6 modifi6, accusent, comme les meubles, une plus value notable. 11 n'y a guere que les fruits de table, les graines ol6agineuses, Ies poteries verres et cristaux, et les automobiles, articles qui ont fait l'obiet de remaniements tarifaires, qui accusent une diminution sur 1909 et sur 1908; mais en examinant clans le detail ces divers articles, on se rendrait compte que la diminution tient le plus souvent beaucoup moins aux maiorations de tarifs qu'a l'abondance, ou a la p6nurie, ou a la qualit6, de la production italienne. D'autres articles, comme le chanvre, les vins, les pelleteries pr6par6es, ont accuse des diminutions, bien que les tarifs n'aient subi aucun changement. Ce n'est done pas a ces tarifs qu'il taut imputer les diminutions constat6es. L'Italie, pour iuger 6quitablement le nouveau tarif franeais, ne doit pas oublier que nous avons consenti, sur ces instances, a ne pas relever les droits, ainsi que l'avait demand6 la Commission des douanes, sur les vins en bouteilles, les legumes sees, les huiles d'olives, les boutons de corozo, le soufre 6pur6 et fabriqu6, le fromage de Gorgonzola. Pour les pommes de table, on a r6duit de 3.50 °/ole droit de 5 francs r6clam6 par la Commission. Si, d'une maniere g6n6rale, l'Italie exporte beaucoup moins qu'elle n'importe, la cause en est surtout a son propre regime commei.cial. La protection agricole n'a pas donn6 ce que ses partisans eux-m6mes en attendaient. L'Italie ne produit pas, auiourd'hui encore, assez de froment ni assez de rna.I.s. Par contre, elle produit beaucoup trop de vin. La protection accord6e aux c6ieales et a l'6levage n'a pas r6alis6 l'ind6pendance alimentaire du pays, puisqu'en 1909 l'Italie a dd importer pour 149.100.000 lires de bl6 dur, et pour 150.500.OcO lires de bl6 tendre(I), puisqu'aussi elle a da importer pour 293.300.000 lires de b6tail(2).11 y a aussi de tres nombreuses (_1_) Le_s_ i_mportations de bl6 augmentent chaque ann6e : 178.400.000.tires ubl6 I;endre et durs r4unisD en 1907; 116.800.000 en 1908: 299,600.000 en 1909. (2) De 1904 a 1908. Ia moyerine des importations n'avait 6t6 que de 184.200.000 lires. 169
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