À TURIN EN 1911. 59 Miroir qui faisait partie de la garniture de toilette en porcelaine, offerte en 1784 par Louis XVI à la grande Catherine; le groupe commémoratif de l'invention des ballons, dont on croit que Houdon exécuta la maquette; & le délicieux surtout Poiflon11ier composé par Boizot. Mais cela, comme on l'a justement dit, c'est l'hommage au passé. Il fallait le rendre, & le voilà merveilleusement rendu. Restent k présent... & l'avenir. «Les anciens soot le ao.ciens, dit le bonhomme Gorgibus, & nous sommes les gens de maintenant. » Ce pourrait etre la devise - une des devises tout au moins - de la Manufaéèure de Sèvres. Son catalogue de Turin comprend deux cent trente-deux numéros. Près de deux cents (soyons précis : cent quatre-vingt-quatre exaéèement) sont consacrés à l'art moderne, expriment & représentent l'effort aéfttel de nos artistes, & la qualité de leur produéèion. Ces artistes sont placés sous le conuòte d'un comité technique & artistique de création récente, à qui incombe la direéèion générale des travaux exécutés dans les ateliers. Et l'on comprendra ce que vaut une telle direéèion, quand on se sera rappelé qu'en ce comité fìgurent & collaborent des artistes qui se nomment Dammouse, Lalique, Larche & Qgost. Ces ma�tres, clès le moment où ils furent réunis, s'étaientmis d'accorci avec M. Du1·ardin-Beaumetz, alors � / sous-secrétaire d'Etat des Beaux-Arts, & M. Emile Bourgeois, sur la t�che à entreprendre: il fallait rajeunir Sèvres; il fallait animer d'un esprit nouveau cette institution vénérable, mais somnolente, & trop attachée à des traditions dont toutes ne sont pas bonnes. Or c'est à l'Exposition de Turin qu'allait etre pour la première fois soumise au jugement du public l'ceuvre des nou- '
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