Les Francais A Turin en 1911

LES FRANçAIS Mes chers compatriotes, nous n'ou�lions pas que la Seélion française s'est créée par le conco_urs du Departemen� du Commer�e & de l'Industrie, & nous asso�1erons dans _un sent1ment _ d: wat _1n1de les noms des ministres qm nous ont s1 hautement dmges; J� lève mon verre en l'honneur de M. Jean Dupuy, de M. Masse & de M. Couyba. (Appla11difle111ents.) . , . . . A vous tous, Messieurs les orgamsateurs de lExpos1t '.�n, Je présente ceux de mes compatriotes que vous avez conv1es aux délibérations du Jury. , . , . . . A telle distance, ils ne se dep�acen� pomt d ord1 �air� en pamlle affiuence, mais si grande est la sedu�1on du _no� n d Ital1e pour_ 1:1ne ame françai e & telle est la renommee dont JOUtt v?tre Exposmon dans nos milieux industriels, que nous sommes cmq cent trentetrois ce soir à ce joyeux rendez-vous. . Et je vous présente ces fi�èles co1;1me u_ne élite �e. �os, exp � ­ sants, de ces exposants dont il ne m est P?mt p�r�1s 1c1 d appr� ­ cier l'reuvre & auxquels je dois_ taire ce : 01r ma J?te & ma fierte. Cette élite vient à vous consc1ente du role de la France au Valentino, mais animée tout e�tière du plus haut sentiment d'impartialité. En leur rache parfois difficile, nos Jurés comptent_ sur les conseils du président du Jury & ils savent trouver pare11lement chez tous leurs collègues des sentiments d' estime, de concorde & de justice. . Vous n'avez pas ici ce soir, _mes chers co�_patnot;�' tous_ les ma1tres de la magistrale entrepnse. M. le m1mstre dEtat Villa, l'un des derniers aéleurs des temps héro19ues, est retenu _ par ses quatre-vingt-deux an� ; Villa, ? ,ont le. noi._n s'ajo1:1 te aux plus il !ustres dans les fastes de Tunn & de 1 emanc1pat10n nat10nale; nous l avons connu, nous l'avons aimé dirigeant la participation italienne en 1889, Commissaire général de son Gouvernement en 1900; & nous le retrouvons aujourd'hui chef .de la grande re � vre & la couvrant de son propre manteau de gioire. ( Vifs � pplar '. difiM1ents.) Mais vous avez, & je salue, M. B1anch1... Chacun loue �a haute imelligence, sa science d'administration, son inlassable �él:1vité : il fut l'ame de ce gigantesque effo�t. Au cours_ de ;elat1ons quotidiennes, il laisse ;Ilémoire_ de gentilhomme : il � est ch�r d'applaudir à son succes; depms longtemps son adm1rateur, Je souhaite de rester son ami. Monsieur le député Monru, au milieu de taches multiples, A TURIN EN 1911. vous consacrez aujourd'hui votre effort à la délicate mission d'administrateur du Jury. Nous savons assez votre équité Monsieur ]e D' I • , epu�e, ' pour ne pas cra1ndr� _de nous sou : enir que vous avez donne a la France, camme pre 1dent de 1a L1gue franco-italienne des gages de chaleureux attachement. ' Nous _vous p � ions d'ètre_ notre i_nterprète près de M. le sénateur Frola qui condu1t le Jury 1nternat10nal avec une si haute autorité . no jurés savent quelles précie1Ì ses direélions ils peuvem attendr� �'un homme rompu, par 1a vie publique, à la recherche de solunons. ( Appla11difle111mts.) On vous a répété, mes chers compatriotes, les vibrantes paroles de M._ le sénateur Frola à notre inauguration & à notre banquet du pnntemps; vous en demeurez touchés, & fìers de délibérer aujourd'hui sous sa présidence. A u _ ssi bien,'_ mes chers compatriotes, beaucoup d' entre vous con � a1ssent d_9à ces gra_ nds. ouvriers de l'Exposition de Turin : à ces rnaugurat1ons dont.Je vrens de parler vous assistiez nombreux: ceux-Jà se so � viennent de l'accueil qui nous était ménagé &, tandis l' d • I h I I ll que expresston es sentunent ec anges revei ait tous les échos d� fra , nce, nous_nous sentions ii::i dans une atmosphère de fraterntte ou se metta1ent en commun Jes gouts, les joies & les souve01rs. Et je ne saurais évoquer cet accueil sans me tourner vers l'éminent Syndic de Turin; geste d'affeélion & de gratitude, Monsieur le sénateur comte• Ross_i, car je r_i 'ai cert�s p � s besoin de vous présen:er à mes compatnotes. Mamtes fo1s, ils ont applaudi dans P � ns la ch � ude éloqu7nce de votre verbe. Le vieil Homère compara1t _ ses heros, ses d1, eu � m.eme, a_ux_ choses familières, & si je sava1s encore le grec, Je vous drra1s descendu tour vivant de votre blason municipal, tant & si bien vos robustes épaules supportem tout ensemble, de l'industrie, de l'adm.inistration & de la politique les nobles & pesants fardeaux. A notre cher ami le com te Rossi! J'app ? rte aussi _ vos r :mer ; iements, mes chers compatriotes, à M. le senateur Vmorell1 ,' r r ; fe � de Turin. . 1 • Nous avons souvent ete l obJet de ses attennons del1cates & il nous est d'autant plus précieux d'acquitter envers les hautes autorit_és du pays un devoir de gratitude qu'elles nous ont donné ce soir un nouveau témoignage de leur bienveillance en assistant ou en se faisant représenter à notre banquet. IO .

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