\ A TURIN EN 1911. 135 des manières de réduits &, dans chacun d'eux, un artiste a aménagé une des pièces entre lesquelle, se partage la vie de l'amateur. . . . Mais l' amateur est un colleél:ionneur; aux murs de son cabinet il a accroché des tableaux, & des statues le décorent. Au cenere, l'admirable bronze de Maillol, le Garçon mt, entouré d'ceuvres de Rodia, Bourdelle, Bartholomé, avec des panneaux de Maurice Denis, Lautrec, Besnard, Degas, Carrière, d'autres encore plus jeunes & plus audacieux, habitués du • Salon d'Automne; & tous ces ouvrages, soigneusement choi-sis, s'accordent • avec le clair décor du fond, avec !es pampres au. pochoir, de la frise, avec les vitraux blancs, aux gracieux dessins, à travers lesqu:�s transparah la frondaison sombre des arbres des coteaux VOISIOS. Comme il fallait faire la part belle aux bons artisans à l'ceuvre de qui l'amateur ne pouvait manquer de s'intéresser7 M. Plumet a eu l'idée d'établir auprès du pavillon une galerie aux régères colonnades, & là, il a installé des vitrines. Rien n'es·c triste d'ordinaire comme des objets d'usage renfermés dans des vitrines; elles en semblent le cimetière - ces « cimetières de l'art.>), - a10si que Roberr de la Sizeranne appelait jadis nos froids musées. Mais ici les vitrines ont été dessinées par M. Selmersheim, & l'accord est si harmonieux entre leurs fìnes boiseries & les vc;rreries, les bronzes, les bijoux, les grès, les ém;ux, les reliures, les porce-. laines qu'elles enferment, que l'ensemble en parah vivant. La Valetta fut un des chefs-d'ceuvre de la Seél:ion française. Le pavillon des Artistes· décorateurs, édi.6.é par l'architeél:e _Plumet, fut le chef-d'ceuvre de la Valetta. ..
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==