Les Francais A Turin en 1911

À TURIN EN 191r. 11 Au mois d'aoti.t 1908, le Comité français des expositions à l'étranger déléguait à Turin le président de son Comité d'études, secrétaire général du Comité français, M. Roger Sandoz, qui, d'accord avec M. Barrère, notre ambassadeur, & M. Pralon, notre consul à Turin, entrait en pourparlers avec M. Tomaso Villa. Le pare du Valentino & les deux berges du Pò ne présentaient à ce moment que de délicieux ombrages & de pittoresques dénivellations; mais MM. les ingénieurs italiens y avaient déjà travaillé. Le plan de l'Exposition était arreté dans ses grandes lignes, & le lotissement en était commencé. On n'attendait plus, pour l'achever, que l'adhésion des puissances étrangères. Et nous arrivions bons premiers ! En efiet, on n'ignorait pas à Turin que la démarche du Comité français - bien que ce Comité ne f-t1.t pourvu d'aucun mandat ofE.ciel - précédait l'adhésion, promise en principe, duGouvernement. On causa clone, & de ces premiers entretiens sortait, un peu plus tard, la convention qui porte la date du 21 décembre 1908. Elle réservait à la France un des plus beaux emplacements de la rive droite : l'un des deux grands palais que les Italiens projetaient de construire à l'extrémité du pont monumental, édifìé luimeme à l'occasion de l'Exposition, & qui en allait tracer d'une rive à l'autre la voie triomphale. On nous promettait en outre deux terrains dans le pare du Valentino. Sur l'un d'eux devait s'élever plus tard le pavillon des Colonies. On échangea l'autre. L'afiaire était « accrochée ». Six mois plus tard, en février 1909, une seconde délégation du Comité français venait poursuivre à Turin l'reuvre commencée. La Commission exécutive turinaise avait fait à nos

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