100 LES FRANçAIS cipation que la présence d'une Princesse de l'illustre Maison de Savoie. Ce témoignage de haute sympathie, que daigne nous apporter Votre Altesse Royale, ne saurait surprendre ceux qui connaissent comme nous vos sentiments pour un pays auquel vous rattachent les liens du sang & d'héroi:ques souvenirs. MoNsrnuR LE MrNrSTRE, Les accents de la « Brabançonne » s'éteignaient au loin. Dans les estuaires du Tage & de la Gironde les paquc:bots d'automne ramenaient nos exposants des baies de la Plata guand nos amis d'Italie nous ont conviés sur les rives du vieil Eridan à feter leurs glorieux anniversaires dans une joute économique particulièrement solennelle. Sur l'ordre de votre prédécesseur, Monsieur le Ministre, J a1 fait sonner au ralliement tous mes vieux compagnons d'armes, les jeunes recrues des dernières lices, tous ces fìers champions, jamais las, de l'exp1nsion nationale; nous avons pris certe route des Alpes où chaque détour évogue un passé légendaire & notre France qui fut au premier rang des luttes libératrices, notre France a pris une part digne d'elle dans la glorifìcation d'aujourd'hui. Digne d'elle parce que sont ici venues nos grandes industries au renom séculaire & ces suprématies tant françaises, conquérantes des routes de la terre & du ciel. Digne d'elle parce que nous présentons les produétions si légitimement reputées de notre sol & de ses climats; parce que, dans ungeste magnifìgue, la Ville de Paris abritant aussi nos manufactures nationales, les envois de ses écoles professionnelles, l'exposé de ses services & quelque chose meme de sa propre histoire, offre l'image d'un incomparable foyer d'art, de science, de travail & de solidarité sociale; parce que, d'autre part, & à l'honneur de cette solidarité meme, nous montrons en un complet ensemble comment se mduisent & se développent dans nos industries & dans nos administrations de toutes sortes les préoccupations de prévoyance & de justice. Et notre France a pris ici encore une place digne d'elle parce qu'à Turin, comme en 1900, comme à Londres, à Bruxelles & à Buenos-Ayres, nous avons apporté la grace de nos architeétes & ce trésor des industries les plus diverses où l'art, un bel art de Pl. XXXVIII. M.Alfred MAssÉ, Ministre du Commerce & de !'Industrie.
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