,, ' A TURIN EN 191 r. La tradition artistique & littéraire a créé une trop grande communion de pensées & d'idées pour qu'il ne s'y ajome pas des sentiments de vive sympathie. C'est avec certe conviélion & ces sentiments que je bois au Président de la République française, au bonheur & à l'avenir de -la République française, au bonheur & à l'avenir de la France, & à yotre santé. On imagine le tumulte enthousiaste d'ovations & de bans dont purent etre accueillies de telles paroles. Une représentation de gala attendait au Thé1tre royal nos compatriotes; ils s'y rendirent. .. mais la plus réchauffante des musiques - celle des mots qui vont au ca:ur - ne venaient-ils.pas de l'applaudir... sans orchestre? La cérémonie d'inauguration était annoncée pour le lendemain 21 mai, à neuf heures du matin; elle devait avoir lieu au centre meme du palais de la France, dans les salles de la Rétrospelèive franco-italienne, & le Salon d'honneur qui les précédait ... mais cette histoire a un préambule, & qu'il faut conter. LA RÉTROSPECTIVE. La Selèion fra.nçaise, à Turin, posséda, pourrm-on dire, trois chefs-cl'a:uvre, qui furent, au surplus, les trois cJom de l'Exposition elle-meme : le Pavillon de la Ville de Paris, la « Ville française » dont l'inoubliable Valdta fut le ca:ur, & la Rétrospelèive franco-italienne du Grand-Palais. Cette Rétrospelèive avait meme été l'une des premières pmsées du Commissaire général, quand s'e1abora le plan général de la participatio:1. française. M. Stéphane Dervillé se proposait d'y restituer par l'image, le
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