LES FRANçAIS joliment française & parisienne des réceptions. Des deux còtés de l'escalier monumental, une garde d'honneur : la double haie des gardiens de la SeéHon française, en uniforme, les cols bleus de nos marins, le:; manteaux rouges des spahis de Batna. Dans les salons, sous l'éblouissement des lumières, parmi la profmion des fleurs, & dans un décor de tapisseries anciennes qui faisaientà cette soirée une parure de splendeur unique, le Tout-Tttrin des réceptions royales. La soirée du 19 mai était la première fete française qui fti.t donnée à nos amis de Turin, en l'honneur de leur Exposition, & tout ce qui compteà Turin - dans le monde de l'armée, des administrations, de la politique, dans ce qu'on appelle « la société » - s'y était empressé. Fete inoubliable vraiment & qui empruntait un éclat particulier - on pourrait dire aussi : une signifìcation particulière -à la présence d'une princesse de la maison royale, une princesse de sang français, S. A. R. Madame la Duchesse d'Aoste. Dès l'entrée de la princesse, conduiteà la salle des fetes par M. le ministre du Commerce & respeéèueusement saluée par la foule des assistants, le concerr commençait. Et gr�ce à M11c Chenal, à MNI. Delmas & Muratore, de l'Opéra, à M11 �• 11adeleine Roch & Robinne, de la Comédie-Française, la fete s'achevait sur un délicieux régal d'art. La Princesse Lxtitia, dont les applaudissements n'avaient pas été les moins chaleureux, avait en quelque façon présidé cette fete intime. Elle allait, le surlendemain matin, assisterà l'autre fete ofE.cielle avec la meme autorité souriante & cordiale. 11ais l'inauguration de la Seéèion devait etre précédée du grand banquet offert dans le pare meme de l'ExPI. XXIX. U) ., -o ., 1! ., u ;::l -o ., �u b e:: w
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